Fabrication de la liasse
Rejeté
(vendredi 5 décembre 2025)
Photo de madame la députée Christelle D'Intorni

Christelle D'Intorni

Membre du groupe Union des droites pour la République

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Bernard Chaix

Membre du groupe Union des droites pour la République

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Photo de monsieur le député Philippe Lottiaux

Philippe Lottiaux

Membre du groupe Rassemblement National

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Joseph Rivière

Membre du groupe Rassemblement National

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Photo de madame la députée Claire Marais-Beuil

Claire Marais-Beuil

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Nadine Lechon

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Romain Tonussi

Membre du groupe Rassemblement National

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Supprimer cet article.

Exposé sommaire

L’article 24 met en place un dispositif arbitraire en permettant au directeur général de l’Union

nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) de procéder unilatéralement à des baisses

de tarifs dans certains secteurs de soins lorsqu’il considère que leur rentabilité économique est

jugée excessive.

Un tel mécanisme, fondé sur des critères purement économiques, soulève plusieurs difficultés.

Il remet en cause le principe du dialogue conventionnel entre les professions de santé et

l’Assurance maladie, en permettant des décisions unilatérales de réduction d’honoraires sans

concertation préalable. De plus, cet article cible implicitement le secteur de l’imagerie médicale

comme responsable d’une dérive de dépenses, alors que les difficultés du système de soins sont

bien plus profondes et structurelles.

De nombreuses spécialités techniques, notamment la médecine vasculaire, la radiologie ou la

néphrologie, sont directement concernées par ces futures baisses tarifaires. Ces spécialités,

essentielles au dépistage et à la prévention de pathologies lourdes, sont déjà soumises à une

forte pression économique contrairement à ce que déclare le Gouvernement. Leur fragilisation

risquerait d’entraîner des fermetures de cabinets libéraux, en particulier dans les zones rurales

et en tension, aggravant ainsi les difficultés d’accès aux soins.

 

La rentabilité d’un acte médical ne saurait être évaluée selon les seuls critères comptables. Elle

doit tenir compte de l’investissement matériel, du niveau de compétence requis, de la charge

administrative et de l’intérêt médical de l’acte pour la collectivité.

Il convient donc de préserver la stabilité du cadre conventionnel et de favoriser la concertation

avec les représentants des professions de santé avant toute évolution tarifaire, plutôt que de

confier à l’administration un pouvoir discrétionnaire de révision des rémunérations médicales.

Cet amendement s'inscrit dans un plan plus large de baisse de la dépense publique de 100

milliards d'euros que déposera le Groupe UDR dans le cadre de la deuxième partie du PLF.