- Texte visé : Proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat, n° 2180
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
À l’alinéa 2, substituer aux mots :
« à raison de faits d’atteintes aux personnes pénalement constatées »
les mots :
« lorsqu’il a fait l’objet d’une condamnation définitive pour des crimes punis de quinze ans ou plus de réclusion criminelle ».
L’article 8 prétend étend à titre exceptionnel le premier alinéa de l’article L. 742-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile aux étrangers faisant l’objet d’une décision d’éloignement et représentant une menace actuelle et d’une particulière gravité pour l’ordre public, à raison de faits d’atteintes aux personnes pénalement constatées.
A défaut d’une liste ou d’une catégorie d’infractions précisément établies par les dispositions proposées, la désignation des infractions susceptibles de donner lieu à une extension de la durée de rétention de l’étranger jusqu’à sept mois n’est pas satisfaisante et susceptible d’être censurée à raison de son inconstitutionnalité.
En conséquence, l’amendement limite le champ d’application de la mesure aux étrangers ayant fait l’objet d’une condamnation pénal définitive au titre des crimes punis de quinze ans ou plus de réclusion criminelle.