- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, modifié par le Sénat, n° 2247
- Stade de lecture : Nouvelle lecture
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
- Mission visée : Aide publique au développement
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :
| (en euros) | ||
| Programmes | + | - |
| Aide économique et financière au développement | 0 | 10 000 000 |
| Renforcement des fonds propres de l'Agence française de développement | 0 | 0 |
| Solidarité à l'égard des pays en développement | 10 000 000 | 0 |
| Restitution des « biens mal acquis » | 0 | 0 |
| Fonds de solidarité pour le développement | 0 | 0 |
| TOTAUX | 10 000 000 | 10 000 000 |
| SOLDE | 0 | |
Cet amendement du groupe LFI abonde de 10 millions d'euros l'action 05 "coopération multilatérale" du programme 209 "Solidarité à l'égard des pays en développement", dans l'objectif de sécuriser les financements de l'agence universitaire de la francophonie (AUF).
Alors qu'à plusieurs reprises, la contribution française à l'agence universitaire de la francophonie a menacé d'être fortement réduite au cours de l'année dernière (allant jusqu'à une réduction de 75% de la contribution), il devient impératif de sécuriser et pérenniser le financement de cette agence essentielle dans l'écosystème francophone mondial.
La francophonie ne peut se réduire à sa dimension gouvernementale (incarnée par les sommets de l'OIF) où économique comme en témoigne l'organisation du sommet FrancoTech en marge du XIXème sommet de la francophonie. La francophonie doit être un espace d'échange de personnes et d'idées, et à ce titre, la recherche et la coopération académique doivent occuper une place centrale. C'est le rôle remarquablement rempli par l'AUF. Plutôt que de laisser cette agence dans une incertitude budgétaire, et alors que la France est l'un de ses principaux contributeurs, le maintien et la pérennisation de la contribution française à l'AUF doit lui permettre d'envisager des projets ambitieux, comme la mise en place d'un programme "Erasmus francophone".
Afin de ne pas contribuer à la baisse généralisée des financements de la mission APD, nous appelons le gouvernement à lever le gage. Ainsi, contraint par les règles de l'article 40, cet amendement abonde de 10 millions d'euros, en AE et CP, l'action 05 "coopération multilatérale" du programme 209 "Solidarité à l'égard des pays en développement", en réduisant de 10 millions d'euros, en AE et CP, l'action 02 "Aide économique et financière bilatérale" du programme 110 "Aide économique et financière au développement".