- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, modifié par le Sénat, n° 2247
- Stade de lecture : Nouvelle lecture
- Examiné par : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
- Mission visée : Médias, livre et industries culturelles
Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :
| (en euros) | ||
| Programmes | + | - |
| Presse et médias | 18 000 000 | 0 |
| Livre et industries culturelles | 0 | 18 000 000 |
| TOTAUX | 18 000 000 | 18 000 000 |
| SOLDE | 0 | |
Cet amendement vise à rétablir le montant des aides à la presse à leur niveau de 2024 en abondant l’action 2 du programme 180 « Presse et Médias » à hauteur de 18 millions d’euros.
Avec une nouvelle baisse de 11 millions d’euros prévue au projet de loi de finances pour 2026, le budget des aides à la presse connaît une nouvelle baisse qui sera la 3ème consécutive, soit une coupe de 18 millions d’euros depuis 2024, malgré la concurrence des Gafam sur le marché publicitaire et le contexte inflationniste qui touche le papier.
La presse connaît une crise de modèle économique aiguë. Les professionnels de la presse ont parlé d’une voix unanime lors des états généraux de l’information : la crise de modèle économique que connaît la presse et tout particulièrement celle de l’information est sérieuse et responsable de la dégradation du débat public. Si une large transition de modèle doit impliquer l’ensemble de ses acteurs, elle ne pourra avoir lieu sans une mise à contribution importante des géants du numériques qui règnent sans partage sur les revenus publicitaires auxquels était historiquement adossé la presse généraliste.
Il conviendrait de mettre en place une nouvelle taxe sur la publicité digitale et de mener à bien une refonte des aides à la presse pour qu’elles ciblent prioritairement les médias en difficulté et ceux qui emploient des journalistes.
La baisse de crédits sur l’action 1 « Livre et lecture » du programme « Livre et industries culturelles » résulte des obligations de gage, sans que cette diminution soit souhaitée. Les auteurs de l’amendement plaident pour la levée de ce gage afin de préserver l’intégrité des autres actions de la mission.