- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai (n°1673)., n° 2335-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
- Amendement parent : Amendement n°2
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
À l’alinéa 2, substituer au mot :
« triple »
le mot :
« septuple ».
Par ce sous-amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose que l'indemnité en cas de travail le 1er mai soit de 7 fois le salaire habituellement versé pour ce temps de travail.
La proposition du groupe Gauche Démocrate et Républicaine est intéressante et correspond dans sa logique à une proposition similaire du groupe insoumis, formulée via un amendement à un différent alinéa de cette proposition de loi.
L'amendement que nous souhaitons sous-amender vise à établir une indemnité pour travail le 1er mai de 7 fois le salaire habituel.
La pauvreté laborieuse est un fléau. Notre pays compte 4 millions de travailleurs sous le seuil de pauvreté. Elle résulte de décennies d'une politique de "modération salariale" (de gel des salaires) mise en œuvre par le RPR-UMP, le Parti socialiste de François Hollande, la macronie. Le budget Lecornu, qui propose une faible hausse de la prime d'activité pour ne pas augmenter les salaires, la prolonge.
Ce n'est pas en proposant une prime, aussi élevée soit-elle, aux salariés contraints de travailler pendant un jour chômé par une écrasante majorité des travailleurs que ce problème trouvera une solution. Nous devons revaloriser le SMIC de manière importante et provoquer des négociations pour une augmentation générale des salaires.
Cette disposition permet bien plus de dissuader le patronat de contraindre les salariés à travailler le 1er mai. Nous considérons que cette prime doit donc être particulièrement élevée, à 7 fois le salaire régulier.
Ainsi, aucune extorsion de plus-value ne sera possible le 1er mai et l'employeur n'y trouvera pas d'intérêt à ouvrir son établissement.
Le droit au repos de tous les salariés sera respecté.
Pour toutes ces raisons, nous souhaitons mettre au début le niveau de cette indemnité de travail le 1er mai et proposons qu'elle soit fixée à 7 fois le salaire habituel.