- Texte visé : Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, n° 2630
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Commission de la défense nationale et des forces armées
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Modifier ainsi la quatorzième ligne du tableau de l’alinéa 62 :
1° À la troisième colonne, substituer aux mots :
« 2 chasseurs de mines ancienne génération + 2 PMGM »
les mots :
« 3 bâtiments de guerre des mines (BGDM) » ;
2° À la quatrième colonne, substituer aux mots :
« 4 BGDM + 2 PMGM »,
les mots :
« 6 BGDM ;
3° En conséquence, à la cinquième colonne, supprimer les mots :
« – 3 BGDM, compensés par 2 PMGM et 2 chasseurs de mines ancienne génération » ;
4° En conséquence, à la sixième colonne, supprimer les mots :
« 4 BGDM au lieu de 6, complétés par 2 PMGM ».
Cet amendement d’appel du groupe La France insoumise vise à rétablir le calendrier de livraison des bâtiments de guerre des mines initialement prévu dans la LPM.
Le programme système de lutte anti-mines marines futur (SLAMF) doit notamment permettre de remplacer les huit 8 chasseurs de mines ancienne génération de classe Eridan. Il était prévu qu’ils soient remplacés avant 2030 par 3 bâtiments de guerre des mines -BGDM) nouvelle génération puis 6 à horizon 2035 ; or, l’actualisation de la LPM proposée ici acte le retard de ce programme, et le prolongement des chasseurs de mines tripartites ainsi que l’utilisation de plateformes civiles pour pallier les éventuels trous capacitaires. Ce retard est inquiétant ; il a été d’ailleurs rapporté que le renouvellement des bâtiments de base des plongeurs démineurs (BBPD) avait également été retardé d’environ deux ans, retard qui n’apparait pas dans l’actualisation de la LPM proposée.
Comme pour de nombreux autres programmes dimensionnants, cette actualisation ne semble qu’entériner les retards pris par les programmes démarrés en 2023. Les députés du groupe La France insoumise souhaitent en connaitre les raisons précises.