- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (n°2632)., n° 2765-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation économique et agronomique des zones intermédiaires, territoires céréaliers à potentiel moyen soumis à une forte variabilité des rendements, dont les modèles de production méritent un accompagnement spécifique de la politique agricole commune.
Ce rapport évalue les effets de la dégressivité des aides directes sur la viabilité des exploitations concernées et sur la dynamique d’installation et de transmission.
Il propose les mesures susceptibles d’être mobilisées dans le cadre du plan stratégique national, des régimes d’aide de minimis autorisés par le droit de l’Union européenne et des dispositifs nationaux d’accompagnement, en vue de la reconnaissance d’une catégorie spécifique de zones intermédiaires dans la politique agricole commune.
Le rapport est élaboré en concertation avec les organisations professionnelles agricoles représentatives, les Jeunes Agriculteurs et les Chambres d’agriculture.
Certains territoires céréaliers à potentiel moyen ont su bâtir, par leur seul effort d’adaptation, des modèles agricoles résilients : irrigation, diversification, énergies renouvelables. Ils contribuent pleinement à la souveraineté alimentaire du pays sans bénéficier d’aucun accompagnement spécifique de la politique agricole commune. La dégressivité des aides pèse sur la viabilité de leurs exploitations et freine l’installation des jeunes agriculteurs.
Reconnaître les zones intermédiaires dans la cartographie de la PAC, c’est donner à cette résilience les outils qu’elle mérite. Le présent amendement mandate le Gouvernement pour identifier, dans les douze mois et en concertation avec les professionnels, l’ensemble des leviers mobilisables en vue de cette reconnaissance.