- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (n°2632)., n° 2765-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Après l’article L. 654‑21 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un article L. 654‑21‑1 ainsi rédigé :
« Art. L. 654‑21‑1. – Dans l’intérêt de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement, il est interdit de produire, de transformer et de commercialiser de la viande de synthèse sur l’ensemble du territoire national. Les sanctions à appliquer en cas de manquement aux interdictions édictées à l’article L. 654‑21‑1 sont définies par décret en Conseil d’État. »
Le phénomène de la « viande cellulaire » ou « viande in vitro » ne cesse de prendre de l’ampleur et représente d’ores et déjà une menace réelle pour l’élevage français, déjà fragilisé.
Le 18 mars 2021, la commission spéciale chargée d’examiner ce qui allait devenir la loi « climat résilience », a adopté un amendement « L’aile ou la cuisse » n° CS 896 du député LR Julien Aubert visant à interdit les aliments cellulaires dans la restauration collective, qu’il s’agisse de restauration scolaire, dans les hôpitaux, les EHPAD, les établissements pénitentiaires.... Lors des débats parlementaires, le Ministre de l’agriculture et de l’alimentation, M. Julien Denormandie avait précisé que « la viande cellulaire, que j’appelle aussi « viande paillasse », autrement dit un gigot sans agneau, un blanc de poulet sans poulet, est, à mes yeux, une perte de repères totale de notre société. Seule une science sans conscience pourrait envisager la viande de laboratoire, d’éprouvette comme une solution. »
C'est pourquoi cet amendement propose d’aller plus loin en interdisant la production, la commercialisation et la vente de viande de synthèse en France.