- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi de Mme Céline Thiébault-Martinez et plusieurs de ses collègues apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (3106)., n° 3190-A0 rectifié
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
- Code concerné : Code de l'action sociale et des familles
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
L’article L. 251‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Pour l’appréciation du plafond mentionné à l’article L. 861‑1 de ce code, seules les ressources propres de la personne qui sollicite le bénéfice de l’aide médicale de l’État sont prises en compte. »
Par cet amendement nous proposons de déconjugaliser les revenus dans l'examen de l'éligibilité à l'aide médicale d'état (AME).
L'article L251-1 du code de l'action sociale et des familles renvoie au plafond de ressources de l'article L861-1 du même code qui précise que "leurs ressources ainsi que celles des autres personnes membres du même foyer sont inférieures à un plafond déterminé par décret".
Comme le souligne la Cimade, cette conjugalisation des revenus "crée une dépendance supplémentaire vis-à-vis du conjoint pour l’accès aux soins, alors même que celui-ci peut être l’auteur des violences".
Afin de faciliter l'accès aux soins des victimes, nous proposons de déconjugaliser les revenus pris en compte pour bénéficier de l'AME.
