Commission des affaires européennes : audition de Jean Leonetti, ministre des affaires européennes
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Yonne (3ème circonscription)
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Intervention en réunion de commission
Mercredi 8 février 2012 - Séance de 10 h 00
Mme Marie-Louise Fort interroge M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes des orthophonistes concernant la réforme de leur formation initiale. En octobre 2011, le Gouvernement a proposé une reconnaissance de la formation initiale d'orthophoniste à deux niveaux : un premier niveau, en master 1, pour des orthophonistes aux compétences limitées, et un second niveau en master 2, pour des praticiens qualifiés dans les soins des patients victimes d'accidents vasculaires cérébraux ou atteints par certaines maladies (Parkinson, Alzheimer, personnes aphasiques, enfants sourds, troubles de la déglutition etc.). Les orthophonistes craignent un démantèlement de leur profession, et s'inquiètent des conséquences de cette disposition qui aboutirait notamment, selon eux, à la scission de la profession et à la diminution de l'offre de soins orthophoniques de qualité. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement compte reconnaître le niveau master 2 (bac + 5) comme niveau unique de formation pour la profession d'orthophoniste en répondant ainsi aux attentes de l'ensemble de la profession.
Voir la questionMme Marie-Louise Fort interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les critères retenus par la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) dans le cadre de sa mission d'assurance crédit pour le compte de l'État. Le crédit interentreprise étant aujourd'hui la principale source de financement des entreprises, sa garantie par la Coface apparaît tout à fait vitale. À cet égard, l'analyse de différents éléments, comptables et macroéconomiques notamment, permet à la Coface de proposer à nos entreprises une fine évaluation des risques de défaillance financière de leurs clients. Mais d'autres facteurs humains, sociaux et environnementaux peuvent avoir un impact déterminant sur ce risque. En tout état de cause, leur prise en compte représente un enjeu majeur de responsabilité sociétale pour la Coface et engage la responsabilité de l'État. Elle lui demande donc si la Coface prend en compte ces éléments humains, sociaux et environnementaux dans ses évaluations, si elle y intègre les normes internationales des Nations-unies en matière de droits de l'Homme et de quelle façon elle facilite l'accès des citoyens à l'ensemble de ces données et critères.
Voir la questionMme Marie-Louise Fort attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur l'inquiétude croissante des consommateurs, associations de consommateurs et associations de victimes, concernant la composition des matelas et des mobiliers domestiques tels les canapés et les fauteuils. Chaque année, des centaines de Français décèdent dans des incendies ayant pour origine la combustion de l'un de ces produits. Le drame du 4 septembre à Sarzeau, du 2 octobre à Rouen et du 4 octobre à Reims en sont très vraisemblablement de tristes exemples. L'évolution de la composition de ces produits, en particulier le recours aux mousses de rembourrage synthétiques, affecte naturellement leur résistance aux flammes. Les meubles rembourrés les plus largement commercialisés sur le marché français, et donc les plus répandus dans les foyers français, peuvent ainsi se révéler être de dangereux propagateurs de feux et donc causes de graves blessures et de décès. Selon les professionnels, si un feu de meuble rembourré ne laisse en moyenne que 3 à 5 minutes de délais de survie, l'application de normes de résistance au feu, comme c'est le cas depuis près de 20 ans chez certains de nos voisins européens, permettrait d'augmenter ce délais de survie et d'évacuation jusqu'à 15, voire 20 minutes, en moyenne. Pour mémoire, le délai standard d'intervention des sapeurs-pompiers en France est fixé à 7 minutes en ville et à 12 minutes hors agglomération. Or, au premier semestre, il avait été demandé à la DGCCRF de préparer un projet de décret avant l'été 2011, afin d'introduire des niveaux de sécurité au feu plus élevés pour les meubles rembourrés à usage domestique en France. Ce décret devrait citer notamment la résistance à la cigarette incandescente, la résistance à l'allumette et la résistance au coussin de papier enflammé. En cette fin d'année, période particulièrement dangereuse sur le plan de la sécurité incendie, elle voudrait savoir quand sera pris ce décret et quels moyens le Gouvernement mettra en oeuvre pour l'appliquer, pour mieux prévenir les risques d'incendies et mieux protéger les consommateurs français.
Voir la réponseMme Marie-Louise Fort interroge M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les inquiétudes pesant sur les colonies et les accueils collectifs de mineurs. Les accueils collectifs de mineurs (ACM) ont un caractère éducatif reconnu par la loi (juillet 2003). Créé par la loi du 23 mai 2006, le contrat d'engagement éducatif (CEE), permet aux personnes qui, durant leurs congés ou leur temps de loisirs, souhaitent participer occasionnellement à l'animation ou à la direction des accueils collectifs de mineurs, de s'engager dans une action d'utilité publique moyennant une rémunération forfaitaire. Le 29 janvier 2007, le Conseil d'État a été saisi d'une requête visant l'annulation pour excès de pouvoir le décret n° 2006-950 du 28 juillet 2006 relatif à l'engagement éducatif, en tant qu'il insère dans le code du travail des dispositions relatives à la rémunération et au temps de travail contraire à certaines dispositions législatives relevant de directives européennes ou de textes internationaux. Le 2 octobre 2009, la haute juridiction a rejeté les conclusions de cette requête pour ce qui concerne la définition d'un plafond annuel de 80 journées travaillées et les conditions de rémunération. En revanche, le Conseil d'État a décidé de surseoir à sa décision pour ce qui concerne l'article relatif au temps de récupération du titulaire du contrat et a saisi la Cour de justice de l'Union européenne. Dans son arrêt du 14 octobre 2010, la Cour a considéré que les titulaires du CEE relèvent bien du champ d'application de la directive 2003-88-CE du 4 novembre 2003 concernant l'aménagement du temps de travail. En conséquence les règles relatives au repos journalier seraient applicables au CEE (en règle générale un travailleur doit bénéficier d'une période de repos de onze heures par périodes de vingt-quatre heures). Cependant, la Cour a confirmé qu'il est possible de déroger à ces dispositions dans le cadre fixé par la directive. Le secrétariat d'état chargé de la jeunesse et de la vie associative a précisé être dans l'attente de la décision du Conseil d'État faisant suite à cet arrêt. Or les acteurs ont un besoin vital de visibilité pour pouvoir poursuivre leur activité. Elle lui demande donc quelles pourront être les mesures adoptées en fonction des différentes réponses que pourrait donner le Conseil d'État.
Voir la réponseMme Marie-Louise Fort alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation des colonies et des accueils collectifs de mineurs dont le caractère éducatif est reconnu par la loi (juillet 2003). En 2006, le Parlement a reconnu la singularité de l'animation volontaire occasionnelle en instaurant le contrat d'engagement éducatif, affirmant ainsi la spécificité de l'engagement des jeunes en ACM pour un projet d'utilité sociale. Toutefois, cette volonté de renforcer la sécurité juridique du secteur pourrait être mise en cause par un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 14 octobre 2010. Selon cet arrêt, le CEE ne serait pas conforme à la législation européenne du travail dans la mesure où il ne prévoit pas de repos quotidien ou au minimum de périodes équivalentes de repos compensateur adaptées aux contraintes particulières de l'exercice. Or les associations n'entendent pas remettre en cause le droit protecteur des travailleurs européens et, lors de l'élaboration de la loi en 2006, leur choix ne portait pas sur un aménagement du droit du travail, mais bien sur un nouveau volontariat. Elle lui demande donc quelle réponse le Gouvernement compte apporter à cette situation.
Voir la réponseMme Marie-Louise Fort attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la médecine scolaire. Les médecins scolaires sont titulaires de contrats passés avec le rectorat et ont des vacations fixées sur le calendrier scolaire : ces médecins ne sont donc pas rémunérés pendant les vacances scolaires. De plus les contrats doivent être renouvelés chaque année. Cette lourdeur de fonctionnement rend le poste peu attractif. Ce qui explique que l'on dénombre seulement 1 400 médecins titulaires sur l'ensemble du territoire national. Aussi elle lui demande s'il envisage de pourvoir à ces postes, en permettant aux médecins à la retraite qui le souhaitent, de continuer à exercer une activité professionnelle. Cela permettrait de pallier la pénurie des effectifs des médecins scolaires qui à terme peut être dommageable pour la santé des enfants.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
mardi 13 décembre 2011 - 17 heures
Liban : convention d'entraide judiciaire en matière pénale
Voir le document Voir le dossier législatifIntervention en réunion de commission
Mardi 29 novembre 2011 - Séance de 17 h 00
Mme Marie-Louise Fort attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur la notion d'ouverture à la circulation publique des chemins et sur l'usage de clôtures et barrages en travers des lieux de passage. Actuellement il existe un flou juridique sur la définition du « chemin carrossable ». Ainsi, la jurisprudence considère que l'ouverture d'un chemin à la circulation publique dépend de sa praticabilité par un véhicule de tourisme non spécialement adapté au « tout terrain ». Le critère de "carrossabilité" est très vague et fait l'objet d'une interprétation subjective de la loi tant par les usagers que par les forces de l'ordre. Les usagers sont en infraction sans le savoir. Elle lui demande quelle mesure il souhaite prendre afin de clarifier la nature juridique des chemins carrossables et de préciser clairement la notion d'ouverture à la circulation publique des chemins. Deuxièment, l'utilisation de barbelés, de grillages ou de câbles au travers des lieux de passage comme moyen d'empêcher la circulation dans le domaine public ou privé est à l'origine de nombreux accidents dont certains sont mortels. Elle lui demande s'il entend prendre des mesures réglementaires pour codifier le signalement des câbles ou des fils de fer barbelés placés au travers des lieux de passage.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 16 novembre 2011 - Séance de 9 h 45
Intervention en réunion de commission
Mercredi 9 novembre 2011 - Séance de 12 heures
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
mardi 8 novembre 2011 - 11 h 30
Mme Marie-Louise Fort interroge M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conditions de calcul de la revalorisation des pensions de retraite. Cette revalorisation est indexée chaque année sur la base de l'indice des prix de l'année précédente, établi par l'INSEE. Cependant elle ne tient pas compte des dépenses contraintes importantes que sont par exemple les loyers et l'énergie, les assurances. Elle lui demande quelles modifications peuvent être apportées pour que le calcul de la revalorisation des pensions intègre ces différents éléments.
Voir la réponseMme Marie-Louise Fort attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la revalorisation de la profession de sage-femme. Depuis décembre 2007 et la signature de la convention régissant les relations entre l'UNCAM et les sages-femmes, il semble que la situation de la profession ne se soit pas améliorée. Au contraire, les sages-femmes nourrissent une certaine inquiétude quant à leur avenir. La valeur de leur lettre-clé n'a toujours pas été revalorisée depuis 2002. Une même consultation est tarifée entre 15 et 23 % moins cher pour une sage-femme que pour un médecin. De même, les sages-femmes sont encore trop peu associées aux politiques de santé et notamment de prévention qui les concernent pourtant au premier titre. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement compte revaloriser effectivement cette profession de santé dont le code de santé publique souligne la haute responsabilité médicale et dont l'exercice nécessite au moins 4 ans d'étude après une première année réussie en médecine.
Voir la réponseMme Marie-Louise Fort attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, sur l'instabilité fiscale dont sont victimes les signataires de promesses de vente immobilière antérieures à l'annonce du plan de rigueur. Adoptée le 8 septembre 2011, la réforme de la fiscalité des plus-values immobilières piège de nombreux propriétaires de terrains qui, ayant signé une promesse avant l'annonce du plan de rigueur par le Premier ministre le 24 août, ne pourront pas finaliser leur vente avant le 1er février 2012, date de son entrée en vigueur. En effet, pour les ventes de terrains, de nombreuses raisons peuvent expliquer une signature tardive de l'acte de cession après la conclusion de la promesse ou du compromis : attente d'une modification de la règlementation locale d'urbanisme, fouilles archéologiques préventives, autorisations administratives, assainissement, etc. autant de conditions suspensives qui peuvent retarder la cession définitive sans pour autant remettre en cause l'engagement du vendeur. Rétroactive de fait, la mesure bouleverse donc le modèle économique des ventes escomptées, l'imposition pouvant passer de 15 % à 45 % pour un terrain détenu depuis seize ans ! Ainsi, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour corriger cette injustice avant le 1er février 2012 : un vendeur qui, dans le cadre d'une promesse ou d'un compromis de vente, s'est engagé sur la base d'une fiscalité connue n'a pas à subir les changements de fiscalité alors qu'il ne peut plus se rétracter ni renégocier les conditions financières. Le même constat avait d'ailleurs été fait par le Gouvernement dont le projet de loi excluait toutes les ventes issues de compromis et promesses signés avant l'annonce du plan de rigueur.
Voir la questionMme Marie-Louise Fort attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les propositions de la Fédération nationale des associations de retraités de l'artisanat (FENARA) qui concernent la prise en charge de la dépendance et les dépassements d'honoraires des professionnels de santé. En ce qui concerne la dépendance, la FENARA propose une prise en charge publique assurant un socle de prestations de base auquel auront accès toutes les personnes âgées dépendantes, et dont le financement serait assuré par une cotisation due par la population active et retraitée. La FENARA propose un alignement progressif de la CSG des retraités sur celle des actifs ainsi qu'un crédit d'impôt accordé aux retraités pour les cotisations qu'ils versent aux complémentaires santé et/ou dépendance. Pour les dépassements d'honoraires, la FENARA souhaite voir les pouvoirs publics réaliser une réforme structurelle afin de réduire le problème de l'accès aux soins. Aussi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures que le Gouvernement entend prendre en la matière pour améliorer la situation des retraités de l'artisanat.
Voir la questionMme Marie-Louise Fort attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les dépassements d'honoraires pratiqués par les professionnels de santé et sur les conséquences qu'ils entraînent sur les plus démunis d'entre les retraités. L'union nationale des indépendants retraités du commerce (UNIRC) est confrontée dans chaque région à la détresse des personnes aux revenus les plus faibles. Il en est ainsi pour les veuves avec pension de reversion, les retraités titulaire de l'ASPA par exemple. Et même si certains ont pu souscrire une protection complémentaire santé, ces assurances ne remboursent pas les dépassements d'honoraires. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend prendre des mesures destinées à encadrer les dépassements d'honoraires pratiqués par les professionnels de santé.
Voir la questionAssemblée nationale
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