3ème séance : PLF 2011 (seconde partie) : OUTRE-MER (suite)
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3ème séance : PLF 2011 (seconde partie) : OUTRE-MER (suite)
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M. Michel Buillard appelle l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'engagement des précédents ministres de l'enseignement supérieur et de l'outre-mer depuis 2007 d'accorder à l'université de la Polynésie française (UPF) un financement spécifique d'un montant de 15 millions au titre de "l'investissement de l'État en faveur du rayonnement du campus de l'université de la Polynésie française". À plusieurs reprises au cours de ces dernières années, et à la demande de la présidente de l'université de la Polynésie, le parlementaire est intervenu auprès des ministres de l'enseignement supérieur et de la recherche et de l'outre-mer. Il demande donc si cette dotation sera bientôt accordée à l'UPF.
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Intervention en réunion de commission
Mercredi 22 juin 2011 - Séance de 9 heures 30
M. Michel Buillard souhaite attirer l'attention de Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l'outre-mer, sur l'engagement pris lors du conseil interministériel outre-mer du 6 novembre 2009 de promouvoir le patrimoine oral plurilinguistique de l'outre-mer. Face à la menace de disparition de nombreuses langues régionales des outre-mer français, il a été décidé de "créer un fonds pour l'action linguistique dans les outre-mer français qui aura pour objet de recueillir, de conserver et de valoriser le patrimoine linguistique de l'outre-mer, notamment par les pratiques culturelles orales (contes, chants...)". Il souhaiterait connaître le montant affecté au fonds, ses conditions d'attribution et les actions spécifiques qui pourraient être envisagées pour la promotion et la protection des langues de la Polynésie française grâce à ce fonds.
Voir la réponseM. Michel Buillard attire l'attention de Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l'outre-mer, sur l'engagement pris lors du conseil interministériel de l'outre-mer du 6 novembre 2009 de "sauvegarder la mémoire et de favoriser l'accès aux archives outre-mer". Il souhaiterait connaître les moyens spécifiques qui seront prévus pour la Polynésie française afin de mener à bien des "actions de conservation, de restauration et de numérisation des différents stocks d'archives afin de répondre à la demande légitime des Polynésiens d'accessibilité et de valorisation de leur mémoire orale, écrite et audiovisuelle".
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M. Michel Buillard appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur la politique du gouvernement en matière d'assouplissement des visas court-séjour pour se rendre en outre-mer. Le tourisme originaire de la République Populaire de Chine est aujourd'hui en plein essor et il s'agit d'une opportunité que la Polynésie française se doit de saisir, compte-tenu notamment de ses liens historiques avec ce pays. En 2008, la Polynésie française a obtenu le statut de destination touristique agréée qui permet aux touristes chinois de se voir délivrer un visa de groupe dit "ADS" (Agreed Destination Status). Cependant, l'obtention de ce type de visa suppose des formalités encore trop lourdes qui découragent souvent les demandeurs chinois souhaitant se rendre en Polynésie française. Par ailleurs, le tourisme chinois à destination de la Polynésie française se développe au sein de catégories socio-professionnelles pour lesquelles le visa de groupe n'est pas adapté. Ces touristes se déplacent davantage seuls ou en couple, avec un délai d'anticipation de voyage très court et des exigences élevées en terme de délais de délivrance. Pour ces personnes, le visa individuel serait bien plus adapté mais les formalités sont particulièrement contraignantes. La Polynésie française ne peut se permettre de perdre cette clientèle alors que des destinations concurrentes telles que les Maldives ou les îles Fidji n'exigent aucun visa, que l'île Maurice délivre le visa à l'arrivée tandis que l'Australie ou Singapour bénéficient de la procédure "visa to visa". Il souhaiterait donc connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en oeuvre pour assouplir davantage les formalités d'entrée en Polynésie française des visiteurs en provenance de la République Populaire de Chine.
Voir la réponseM. Michel Buillard appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur l'annonce faite lors du Conseil interministériel de l'outre-mer du 6 novembre 2009 de lancer "une grande initiative internationale pour la conservation et la gestion de la biodiversité ultramarine dans chacun des trois bassins (Océan indien, Pacifique, Caraïbes) visant à échanger avec les pays de la zone les objectifs et les bonnes pratiques en matière de biodiversité". Il souhaiterait connaître le contenu et les moyens prévus pour lancer cette grande initiative dans le bassin Pacifique, en particulier en Polynésie française, et comment seront associés à cette initiative les organismes de recherches présents en Polynésie française : université de la Polynésie française, organismes de recherche fédérés au sein du grand observatoire de l'environnement et de la biodiversité du Pacifique sud (GOPS), pôle de compétitivité Fa'ahotu.
Voir la réponseM. Michel Buillard appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la mise en oeuvre de la dotation globale de compensation (DGC) pour l'éducation en Polynésie française pour l'exercice 2011. Aujourd'hui, dans l'attente de cette mise en oeuvre, la Polynésie française et le ministère de l'éducation nationale sont liés par la convention n° HC/5607 du 4 avril 2007 qui dispose notamment que la Polynésie française assure les dépenses de fonctionnement, d'équipement, de construction, de maintenance, de sécurité et de reconstruction des établissements scolaires du second degré et qu'elle reçoit chaque année de l'État une participation financière aux dépenses qu'elle assume. Cette procédure a été reconduite en 2009 et 2010. Cependant, le ministère de l'éducation de la Polynésie est toujours en attente de la signature du décret, présenté par le ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, approuvé par la Polynésie française, et ayant pour objet de créer une commission consultative d'évaluation des charges transférées à la Polynésie en matière d'enseignement. Il souhaiterait connaître la date de parution de ce décret, eu égard aux enjeux financiers, et surtout en termes de continuité de la politique éducative en Polynésie française.
Voir la questionM. Michel Buillard appelle l'attention de Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l'outre-mer, sur l'annonce faite par le Président de la République lors du conseil interministériel de l'outre-mer du 6 novembre 2009 de créer un plan PME outre-mer inspiré du "small business act américain". Il souhaiterait connaître le dispositif précis de ce plan ainsi que les mesures prévues en faveur du développement des petites et moyennes entreprises en outre-mer.
Voir la réponseM. Michel Buillard appelle l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la proposition du Président de la République lors du comité interministériel de l'outre-mer en date du 6 novembre 2009 de créer "un système d'échanges universitaires entre l'outre-mer, la métropole et l'environnement régional". Il a ainsi souligné "la nécessité de favoriser le rayonnement international des universités d'outre-mer. À cet égard, sur le modèle du programme Erasmus, un étudiant pourra effectuer, en plus de ses études dans une université ultra-marine, un semestre dans une université métropolitaine et un semestre dans une université étrangère de la zone régionale". Il souhaiterait être informé du dispositif envisagé pour les universités de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie et dans quel délai il sera mis en place. L'université de Polynésie française dispose déjà d'un réseau d'universités partenaires dans la région Pacifique : Australie, Canada, Chili, Chine, États-unis, Fidji, Hawaï, Nouvelle-Zélande et Samoa. La mise en place dans les meilleurs délais d'un système équivalent à un "Erasmus Pacifique" serait un atout considérable pour les étudiants et les chercheurs polynésiens, pour développer l'ouverture de l'université de la Polynésie française vers son environnement régional et pour promouvoir la francophonie mais aussi l'excellence de l'enseignement supérieur et de la recherche française dans une région Pacifique essentiellement anglophone.
Voir la réponseM. Michel Buillard appelle l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la déclaration du Président de la République lors du conseil interministériel de l'outre-mer du 6 novembre 2009 : "Plus d'égalité des chances c'est investir dans l'intelligence. Nous allons faire de nos territoires des vitrines de la France dans ce que la France a de meilleur et notamment son système d'enseignement supérieur". C'est ainsi qu'il est prévu "d'initier des partenariats avec les grandes écoles nationales". Il souhaite rappeler sa questions écrite en date du 27 janvier 2009 visant à établir une convention entre l'institut d'études politiques de Paris et la Polynésie française, sur le modèle de ce qui a été fait en Nouvelle-Calédonie. Le Président de la République a ajouté que, "à l'instar de la Nouvelle-Calédonie, HEC mettra en place en Guadeloupe et en Martinique des modules de formation pour les créateurs d'entreprise et les cadres de haut-niveau. À moyen terme, l'État incitera d'autres grandes écoles à développer des partenariats de ce type sur l'ensemble de l'outre-mer". Il souhaite donc attirer son attention sur le projet de formation conjointe entre l'université de la Polynésie française, l'ESSEC et Centrale pour développer l'entrepreneuriat en Polynésie française. Il souhaiterait connaître ses intentions pour que ces deux projets puissent rapidement voir le jour.
Voir la réponseM. Michel Buillard appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur l'annonce faite lors du conseil interministériel de l'outre-mer en date du 6 novembre 2009 de "rendre l'outre-mer autonome sur le plan énergétique d'ici vingt ans". Il lui demande dans quels délais le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) lancera son étude en Polynésie française afin de déterminer son potentiel géothermique et d'évaluer quelles seront les énergies renouvelables à fort potentiel susceptibles d'être développées dans cette collectivité.
Voir la questionM. Michel Buillard appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur l'annonce faite par le Président de la République lors du conseil interministériel de l'outre-mer le 6 novembre 2009 pour "faciliter la présence des ultramarins dans le réseau diplomatique afin d'insérer davantage les outre-mers dans leur environnement régional". Il souhaiterait être informé des dispositions prises par le ministère des affaires étrangères et européennes pour proposer "des stages et des postes à de jeunes ultramarins pour accroître leur présence dans le réseau diplomatique français". De même, il souhaiterait savoir si des contacts on été noués entre le ministère des affaires étrangères et l'université de la Polynésie française pour "établir un accord de partenariat dans le cadre des nouvelles relations entre le ministère des affaires étrangères et les universités d'outre-mer".
Voir la réponseM. Michel Buillard appelle l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur l'engagement du Président de la République lors du conseil interministériel de l'outre-mer en date du 6 novembre 2009 de "favoriser l'émergence d'une fonction publique plus représentative du bassin de vie qu'elle représente". Il souhaiterait être informé des dispositions qui ont été prises afin "d'assouplir certaines dispositions statutaires de la fonction publique pour les emplois dits de catégorie B et C afin que ces emplois dits d'exécution soient exercés par des ultramarins vivant sur place". De même il demande quelles sont les mesures envisagées pour, "à compétences égales, favoriser l'affectation des ultramarins en outre-mer".
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