- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de résolution européenne de M. Olivier Marleix et plusieurs de ses collègues visant à faire respecter le droit international dans le secours des migrants en mer Méditerranée (n°508)., n° 1093-A0
- Stade de lecture : Lecture unique
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
I. – À l’alinéa 21, substituer au mot :
« plate-formes »
le mot :
« conditions ».
II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots :
« et que soit ouvert un débat européen sur l’évolution du mandat de Frontex ».
Cet amendement a pour objet, d'une part, de supprimer la référence aux plates-formes de débarquement. Ce dispositif avait été étudié à la suite du Conseil européen du 28 juin 2018 mais est aujourd'hui abandonné dans la mesure où il se heurte à la réticence des pays tiers sans l'accord desquels il ne peut être mis en place. De plus, un tel dispositif risquerait d'entrer en contrariété avec le principe de non-refoulement inscrit dans la Convention de Genève, tout particulièrement au regard de la forte instabilité politique des pays de la rive Sud de la Méditerranée qui ne garantit pas que ces pays puissent être considérés comme des lieux sûrs.
D'autre part, cet amendement supprime la mention de l'évolution du mandat de Frontex. La conduite des opérations de sauvetage en mer ne fait pas partie du mandat de Frontex dont le rôle est la surveillance des frontières extérieures de l'Union européenne. Confier à Frontex une mission autonome d’opérations de recherche et de sauvetage constituerait ainsi une évolution très marquée de ses missions, sur une compétence qui relève actuellement exclusivement des États membres, et dont les conséquences sont difficilement prévisibles.