- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, adopté par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, pour le plein emploi (n°1528)., n° 1673-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :
« La définition de ces actions doit tenir compte du niveau d’alphabétisation, de la maîtrise de la langue française et des outils numériques du demandeur d’emploi ».
En France, 2,5 millions de personnes sont en situation d’illettrisme selon l’Agence nationale de Lutte contre l’Illettrisme (ANLCI).
50 % d’entre elles occupent un emploi, mais l’agence évalue à 10 % les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi et 20% des allocataires des minima sociaux sont concernés par ces difficultés.
Notre jeunesse est notamment concernée par cette problématique: sur les 2,5 millions d’illettrés, 24 % (presque 1 sur 4) ont entre 18 et 35 ans.
Ces difficultés avec les savoirs de base représentent un frein majeur à l’emploi, qu’il faut traiter prioritairement.
Au-delà même des compétences, il s’agit aussi de palier aux autres difficultés induites par l’illettrisme, à savoir les impacts sur l’estime de soi. la mise en confiance et la valorisation de la personne. Lesquels sont indispensables dans la réussite d’un accompagnement. C’est l’objet de cet amendement.
Par ailleurs, l'INSEE considère que 17% de la population serait concernée par l'illectronisme, accentuant d'autant la difficulté à trouver un emploi.