- Texte visé : Projet de loi, adopté par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, n° 1112
- Stade de lecture : 1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- Examiné par : Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur la capacité de financer la montée en gamme en matière de cybersécurité des sous traitants par un fonds cyber alimenté par les acteurs de la base industrielle et technologique de défense et une partie des recettes issues des exportations d’armement.
Par cet amendement du groupe LFI, nous souhaitons questionner la capacité des sous traitants des opérateurs d’importance vitale (OIV) à faire face financièrement à la menace cyber. Cet amendement est en réalité tiré des préconisations du rapport sur la cyberdéfense de M. Bastien Lachaud et de Mme Alexandre Valetta-Ardisson. Le rapport appelle à établir une cartographie stricte des entreprises et des compétences critiques de la base industrielle et technologique de défense. Cette cartographie étant établie, elle permettra de construire un plan de sécurisation des entreprises critiques, en incluant les sous traitants. En effet, le rapport invite également à établir une responsabilité du donneur d’ordres sur l’ensemble de sa chaîne de sous-traitance en matière cyber, afin de garantir une solidarité effective tout au long de la chaîne logistique.
Les sous-traitants constituent souvent les maillons les plus vulnérables d’une chaîne d’infrastructure, il apparaît donc vital de les protéger une fois que la cartographie aura été établie, afin de protéger l’ensemble de nos actifs stratégiques.
Le rapport d’information propose de financer cette montée en gamme par le biais d’un fonds cyber alimenté par les acteurs de la BITD et une partie des recettes issues des exportations d’armement, nous choisissons donc de reprendre cette recommandation et de proposer au gouvernement de l’étudier en en présentant les conclusions au parlement.