- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, n° 1906
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Commission des affaires économiques
- Mission visée : Cohésion des territoires
Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :
| (en euros) | ||
| Programmes | + | - |
| Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables | 0 | 0 |
| Aide à l'accès au logement | 0 | 0 |
| Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat | 16 000 000 | 0 |
| Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire | 0 | 0 |
| Politique de la ville | 0 | 16 000 000 |
| Interventions territoriales de l'État | 0 | 0 |
| TOTAUX | 16 000 000 | 16 000 000 |
| SOLDE | 0 | |
Le présent amendement opère un transfert de 16 millions d’euros en AE et en CP :
– du programme 147 « Politique de la ville », action 04 « Rénovation urbaine et amélioration du cadre de vie »,
– vers le programme 135 « Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat », action 07 « Urbanisme et aménagement ».
L’action 4 du programme 147 illustre les limites d’une politique urbaine devenue avant tout symbolique. Sous couvert de « verdissement » et de « cadre de vie », l’État finance des opérations esthétiques – plantations, désimperméabilisation, mobilier urbain – sans effet réel sur la sécurité, l’emploi ou la mixité sociale. Après des milliards dépensés, les bilans le montrent : la pauvreté demeure, les quartiers se dégradent, et la tranquillité publique recule. Le Rassemblement national dénonce cette politique d’affichage et appelle à recentrer l’action publique sur l’essentiel : la sécurité, la réindustrialisation et la présence effective de l’État dans les territoires abandonnés.
Il est plus urgent de financer les opérations d’aménagement réellement productives : reconversion de friches industrielles, création de zones d’activités, infrastructures permettant l’investissement privé. Le présent amendement entend privilégier l’économie réelle et la production plutôt que la communication environnementale.