- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, modifié par le Sénat, n° 2247
- Stade de lecture : Nouvelle lecture
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
- Mission visée : Écologie, développement et mobilité durables
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :
| (en euros) | ||
| Programmes | + | - |
| Infrastructures et services de transports | 0 | 90 000 000 |
| Affaires maritimes, pêche et aquaculture | 90 000 000 | 0 |
| Paysages, eau et biodiversité | 0 | 0 |
| Expertise, information géographique et météorologie | 0 | 0 |
| Prévention des risques | 0 | 0 |
| Énergie, climat et après-mines | 0 | 0 |
| Service public de l'énergie | 0 | 0 |
| Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables | 0 | 0 |
| Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires | 0 | 0 |
| Sûreté nucléaire et radioprotection | 0 | 0 |
| Écologie – mise en extinction du plan de relance | 0 | 0 |
| Fonds territorial climat | 0 | 0 |
| TOTAUX | 90 000 000 | 90 000 000 |
| SOLDE | 0 | |
Lors du Comité interministériel de la mer (CIMer) du printemps 2025, le Premier ministre a
annoncé son ambition de décarboner le secteur maritime, annonçant que 90 millions d’euros issus du produit
de l’ETS maritime seraient mobilisés à cette fin pour 2026. Cette annonce a été confirmée par la voix
de Président de la République lors de l’UNOC qui s’est tenue en juin dernier.
Dans le cadre de l’Accord de Paris et des objectifs de l’OMI (neutralité carbone d’ici 2050, –20 %
d’émissions en 2030, –70 % en 2040), la France doit accélérer l’investissement dans la transition
écologique de la filière.
Depuis 2024, le secteur maritime est intégré au marché européen du carbone (EU ETS) :
conformément à la directive (UE) 2023/959, les recettes générées peuvent être fléchées vers des mesures de
réduction des émissions, comme le pratiquent déjà plusieurs États membres.
Pourtant, aucune enveloppe spécifique n’est aujourd’hui dédiée au maritime, alors même que ce
secteur va contribuer de plus en plus, du fait de la part croissante de ses émissions désormais couvertes par
l’EU ETS : environ 140 M€ en 2024 pour 40 % des émissions, part appelée à atteindre 70 % en 2025 puis
100 % en 2026, pour un total estimé à 350 M€ en régime plein.
La contribution croissante du secteur maritime au SEQE-UE représente un effort financier
important pour les acteurs français. Il est donc essentiel que les recettes ainsi générées soient réorientées vers
la transition écologique du secteur, afin de soutenir les investissements nécessaires et de préserver la
compétitivité de la filière maritime, notamment face à la concurrence internationale.
Ce financement a vocation à augmenter au fil des années à la faveur du dynamisme de cette
ressource, permettant ainsi de répondre à l’accroissement des besoins de financement de la trajectoire de
décarbonation du secteur maritime. Ce dispositif vise donc à soutenir l’investissement productif en
mobilisant les moyens nécessaires au financement des investissements stratégiques du pays,
notamment dans la transition écologique et la souveraineté.
Le présent amendement propose donc de transférer 90 M€ du programme 203, action 45 «
Transports combinés », vers le programme 205, action 03 « Innovation et flotte de commerce », afin
d’accélérer la décarbonation du transport maritime, conformément à la feuille de route du CIMer 2025.
Il est demandé au Gouvernement de lever le gage afin de préserver les crédits destinés aux
transports combinés.