- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, modifié par le Sénat, n° 2247
- Stade de lecture : Nouvelle lecture
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Rédiger ainsi cet article :
« Le code des impositions sur les biens et les services est ainsi modifié :
« I. – Le tableau du deuxième alinéa de l’article L. 423‑19 est ainsi rédigé :
| Date de construction | Minoration |
| Avant le 1er janvier 1993 | 65% |
| Entre le 1er janvier 1993 et le 31 décembre 1997 | 40% |
| Entre le 1er janvier 1998 et le 31 décembre 2007 | 20% |
« II. – Le tableau du second alinéa de l’article L. 423‑23 est ainsi rédigé :
| Longueur de coque (m) | Tarif (€) |
| Inférieure à 5 | 0 € |
| Supérieure ou égale à 5 et inférieure à 6 | 30 € |
| Supérieure ou égale à 6 et inférieure à 7 | 46 € |
| Supérieure ou égale à 7 et inférieure à 8 | 80 € |
| Supérieure ou égale à 8 et inférieure à 9 | 110 € |
| Supérieure ou égale à 9 et inférieure à 10 | 190 € |
| Supérieure ou égale à 10 et inférieure à 11 | 260 € |
| Supérieure ou égale à 11 et inférieure à 12 | 310 € |
| Supérieure ou égale à 12 et inférieure à 15 | 500 € |
| Supérieure ou égale à 15 | 1000 € |
« III. – Le tableau du second alinéa de l’article L. 423‑24 est ainsi rédigé :
| Puissance administrative (CV) | Tarif unitaire (€/CV) |
| Jusqu’à 5 | 0 |
| De 6 à 8 | 16 euros par cv au-dessus du 5ème |
| De 9 à 10 | 18 euros par cv au-dessus du 5ème |
| De 11 à 20 | 37 euros par cv au-dessus du 5ème |
| De 21 à 25 | 45 euros par cv au-dessus du 5ème |
| De 26 à 50 | 50 euros par cv au-dessus du 5ème |
| De 51 à 99 | 65 euros par cv au-dessus du 5ème |
| A partir de 100 | Le droit est remplacé par une taxe spéciale de 71 euros par cv |
« IV. – Le tableau du second alinéa de l’article L. 423‑26 est ainsi rédigé :
| Puissance propulsive maximale (kW) | Puissance propulsive maximal (kW) |
| De 90 à 159 | 4 €/kW |
| A partir de 160 | 5 €/kW |
« V. – Le même article 423‑26 est complété par un tableau ainsi rédigé :
« IV. – Le tableau du second alinéa de l’article L. 423‑26 est ainsi rédigé :
| Puissance propulsive nette maximale (kW) | Puissance propulsive nette maximale (kW) | Puissance propulsive nette maximale (kW) | Puissance propulsive nette maximale (kW) | |
| Longueur de coque (m) | Supérieure ou égale à 750 et inférieur à 1 000 | Supérieure ou égale à 1 000 et inférieure à 1 200 | Supérieure ou égale à 1 200 et inférieure à 1 500 | Supérieure ou égale à 1 500 |
| Supérieure ou égale à 30 et inférieure à 40 | 39 000 € | 39 000 € | 39 000 € | 39 000 € |
| Supérieure ou égale à 40 et inférieure à 50 | 39 000 € | 39 000 € | 39 000 € | 39 000 € |
| Supérieure ou égale à 50 et inférieure à 60 | Le présent article n’est pas applicable | 39 000 € | 97 500 € | 130 000 € |
| Supérieure ou égale à 60 et inférieure à 70 | Le présent article n’est pas applicable | 39 000 € | 97 500 € | 195 000 € |
| Supérieure ou égale à 70 | Le présent article n’est pas applicable | 97 500 € | 195 000 € | 260 000 € |
».
Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à réviser la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, afin de faire davantage contribuer les activités de plaisance au financement de la protection du littoral, de la mer et du patrimoine maritime.
Le dispositif proposé permettrait d’ajuster le barème de la taxe pour cibler en priorité les embarcations les plus puissantes et les plus polluantes, tout en instaurant une contribution minimale, de nature symbolique (30€/an), pour les petits bateaux à partir d’une longueur de coque de cinq mètres. Cette seule mesure permettrait ainsi d’élargir la perception de la taxe à 191 439 navires supplémentaires, ce qui rapporterait plus de 5,7 millions d’euros de recettes supplémentaires sur un an. Il s’agit ainsi d’assurer une participation de l’ensemble des usagers, dans un esprit de justice contributive, sans pénaliser la plaisance familiale et populaire. Cette réforme vise également à faire pleinement contribuer les plus grosses unités, notamment les yachts.
Les recettes supplémentaires issues de cette révision seraient affectées au Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, dont les missions sont essentielles à la préservation du patrimoine naturel et maritime de notre pays. Elles viendraient renforcer ses capacités d’action pour l’acquisition et la protection d’espaces côtiers menacés, la restauration des milieux dégradés, la lutte contre l’érosion, ainsi que la garantie d’un accès libre et durable du public au littoral.
En augmentant la participation du secteur des loisirs nautiques, cette mesure permettrait de mieux concilier l’usage récréatif de la mer avec la nécessaire protection de notre environnement littoral et marin.