- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi, après engagement de la procédure accélérée, de Mme Marie-Noëlle Battistel, M. Philippe Bolo et plusieurs de leurs collègues visant à relancer les investissements dans le secteur de l’hydroélectricité pour contribuer à la transition énergétique (2334 rectifié)., n° 2405-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
I. – À la première phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :
« vingt ans »
les mots :
« dix ans ».
II. – En conséquence, à la seconde phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :
« dix premières années »
les mots :
« cinq premières années ».
III. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 22, supprimer les mots :
« puis trois ans ».
IV. – En conséquence, à la même première phrase de l’alinéa 22, substituer aux mots :
« les trois ans »
les mots :
« les ans ».
V. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 23, substituer aux mots :
« cinq ans »
les mots :
« deux ans ».
VI. – En conséquence, à la deuxième phrase de l’alinéa 23, substituer au mot :
« dix »
le mot :
« cinq ».
VII. – En conséquence, au début de la première phrase de l’alinéa 24, substituer aux mots :
« Dix ans »
les mots :
« Cinq ans ».
VIII. – En conséquence, à l’alinéa 25, substituer aux mots :
« vingt années »
les mots :
« dix années ».
Cet amendement de repli du groupe LFI prévoit de réduire à dix ans la durée pendant laquelle le dispositif de « mesures compensatoires » prévu à l'article 12 peut s’appliquer.
Ces mesures compensatoires visent à contraindre EDF à vendre une partie de sa production hydroélectrique à ses concurrents sous forme de nouveaux produits financiers. Cela reviendrait à appliquer à l’hydroélectricité un mécanisme dont le principe est proche de celui de l’ARENH : partager avec les concurrents un avantage d’EDF lié au parc existant et affaiblir sa position dominante. Le passage au régime d’autorisation entrainerait donc bien une privatisation de l’électricité produite. Les concurrents d’EDF bénéficieraient alors d’une électricité préférentielle, avec « des caractéristiques de flexibilité supérieures aux produits de marché standards », et même parfois sans avoir à partager le risque avec l’exploitant hydroélectrique EDF, et pourrait même spéculer avec ces volumes sur les marchés. Il s’agit de produits financiers complexes, qui ne visent pas tant à partager la flexibilité – déjà accessible sur le maché – qu’à proposer un outil de couverture contre le risque de variation sur la période de l’option, aux conditions du marché, entraînant potentiellement un risque financier pour EDF, à ce jour non évalué ni même décrit.
Cet article prévoit la mise en place de ces mesures en espérant que le passage en régime d'autorisation puisse avoir une chance d’être accepté par la Commission européenne. Rien ne le garantit. En tout état de cause, la durée retenue dans la proposition de loi apparaît excessivement longue au regard des pratiques observées dans d’autres contentieux européens, réglés dans des délais plus courts.