- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi de M. Jean-Paul Mattei visant à renforcer le contrôle, la gouvernance et la responsabilité financière des agences et opérateurs de l’État (2445)., n° 2531-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Supprimer cet article.
Cet amendement du Groupe Socialistes et apparentés propose une suppression de l’article 4 qui institue un principe universel de véto de l’Etat sur les décisions des agences.
Deux configurations peuvent dans les faits se présenter.
1) Certaines agences ont des missions qui nécessitent effectivement un contrôle strict par l’Etat et son aval sur chacune des décisions. Dans ce cas là, l'agence a davantage vocation à être intégrée à l’Etat central ou à défaut à avoir une gouvernance structurée de manière à ce que l’Etat soit effectivement majoritaire.
2) A l’inverse, comme souligné par de nombreuses voix de la gauche et des écologistes en commission des finances, certaines agences ont par construction besoin d’une autonomie plus forte par rapport à l’Etat. C’est par exemple le cas de certaines agences chargées de s’assurer du respect, y.c par l’administration publique, des libertés fondamentales (CNIL, CADA, etc.) ou d’émettre des avis sur leur champ d’expertise sans interférence avec la sphère politique (ADEME, etc.). Dans ces cadres là, des gouvernances plus équilibrées (experts indépendants, etc.) sont plus appropriées.
Nous prônons ainsi une approche “au cas par cas” selon la nature et l’objectif des agences, et proposons donc de supprimer cet article qui institue une règle aveugle aux spécificités des différents opérateurs.