- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi de Mme Agnès Firmin Le Bodo et plusieurs de ses collègues visant à accélérer le développement du transport maritime à propulsion vélique (1502)., n° 2615-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
I. – L’article 43 de la loi n° 2012‑1509 du 29 décembre 2012 de finances pour 2013 est ainsi modifié :
« 1° Au I, après la référence : « I ter », sont insérés les mots : « et du I quater » ;
« 2° Après le I ter, sont insérés un I quater et un I quinquies ainsi rédigés :
« « I quater. – Une fraction au moins égale à la fraction correspondant au transport maritime du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre mentionné au présent article abonde chaque année le fonds pour la décarbonation du transport maritime défini à l’article L. 229‑18‑9 du code de l’environnement. Les modalités de répartition de cette fraction entre les affectataires sont définies par décret. »
« « I quinquies. – Sans préjudice de la réparation des préjudices écologiques résultant des pollutions concernées, une fraction du produit des sanctions FuelUE, telles que prévues à l’article 23 du règlement (UE) 2023/1805 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 relatif à l’utilisation de carburants renouvelables et bas carbone dans le transport maritime et modifiant la directive 2009/16/CE, abonde chaque année le fonds pour la décarbonation du transport maritime défini à l’article L. 229‑18‑9 du code de l’environnement. Les modalités de répartition de cette fraction entre les affectataires sont définies par décret. » ».
II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Cet amendement du groupe LFI vise à soutenir durablement la décarbonation du transport maritime et la nécessaire transformation des infrastructures et activités portuaires.
Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, le gouvernement a introduit un soutien budgétaire dédié en faveur de la décarbonation du secteur maritime, sous la forme d’une dotation de 70 M€ en AE et de 30 M€ en CP.
Depuis, il est évoqué que cette aide ne prendrait finalement la forme que d’avances remboursables.
Cette aide est largement inférieure aux promesses faites lors du comité interministériel de la mer du 26 mai 2025 par l'ex Premier ministre François Bayrou, qui consistait à flécher la fraction des ETS correspondant au transport maritime, ainsi que les amendes FuelUE.
Cette aide est également largement inférieure aux besoins de la filière.
Alors que les émissions de CO2 d’un cargo-roulier à propulsion vélique seraient réduites de 80 % par rapport à un cargo à combustible classique sur une traversée transatlanque ordinaire, il est essentiel d'accélérer le développement de cette filière.
Et ce d'autant plus que dans le cadre de l’Organisation maritime internationale (OMI), les États se sont fixés pour objectif la neutralité carbone du secteur du transport en 2050, et une réduction de 20 à 30% des émissions d’ici à 5 ans.
C’est pourquoi cet amendement prévoit d’inscrire dans la loi les montants tels qu'initialement promis par le Gouvernement.