- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (n°2630)., n° 2695-A0 rectifié
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :
« 4° Met en œuvre une politique de gestion des relations collectives du travail qui permet d’assurer la pérennité de la production et le maintien des compétences nécessaires pour garantir sa capacité à répondre dans la durée aux besoins de l’État pour la mise en œuvre de sa politique de défense. »
Cet amendement du groupe La France insoumise vise à étendre le champ des domaines pouvant faire l’objet d’un contrôle par les commissaires du gouvernement, en y ajoutant celui des relations entre employeur et salariés.
L’état du dialogue social au sein d’une entreprise est souvent un signal faible indiquant son niveau de santé économique ; il apparait donc important que les commissaires du gouvernement puissent le mesurer au sein des entreprises qu’ils contrôlent. Cela est d’autant plus nécessaire qu’il impacte directement la capacité d’une entreprise à tenir ses engagements passés avec l’État : un conflit social impacte directement la production d’une entreprise (grèves, blocages, etc) ; de même, la souffrance au travail provoque de nombreux départs et arrêts maladie pouvant provoquer d’importantes pertes de savoir-faire et in fine affecter la capacité d’un opérateur à exécuter les marchés de défense conclus avec l’État.