Commissions des affaires étrangères et de la défense : M. Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, et de M Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combatants
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Commissions des affaires étrangères et de la défense : M. Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, et de M Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combatants
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1ère séance : Questions au Gouvernement ; Projet de loi de finances 2012 (suite disc. gle)
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Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 11 janvier 2012 - Séance de 11 heures 45
M. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'inquiétude et le mécontentement de nombreux parents d'élèves face à la dégradation de la qualité de l'enseignement dispensé dans les collèges, en raison des absences et du non-remplacement des enseignants. L'oisiveté forcée des élèves nourrit leur démotivation, la perte du sens de l'effort et du goût du travail. Cette dégradation est due, pour une bonne part, à la gestion du personnel. Il existe aujourd'hui, au niveau national, un problème de recrutement des professeurs. Le métier d'enseignant n'attire plus les jeunes et il est plus que temps de lui redonner de l'attractivité et de la sélectivité. Il existe également, au niveau du rectorat de Versailles, et de nombreux exemples peuvent être fournis, un véritable problème de gestion administrative des personnels qui met en difficulté les principaux des collèges, pris entre le marteau et l'enclume. Au-delà des questions qui peuvent être posées quant à la capacité et à la performance du rectorat de Versailles de gérer son personnel, il faut s'interroger sur la mise en place d'une décentralisation de la gestion des personnels enseignant, à l'instar de ce qui a été fait concernant les bâtiments et, plus récemment, les personnels Atoss. Les concours et diplômes pourraient rester nationaux tandis que la gestion serait décentralisée à l'échelon régional. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de réformer la gestion du personnel enseignant pour qu'elle soit décentralisée.
Voir la réponseM. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Cette loi a fait l'objet d'un décret d'application n° 2010-653 du 11 juin 2010. Aujourd'hui la Fédération nationale des officiers mariniers et l'Association des vétérans des essais nucléaires, entre autres, dénoncent la méthode de calcul des risques mis en place par le Comité d'Indemnisation des victimes des essais nucléaires. Ils s'étonnent ainsi « qu'une loi d'indemnisation n'indemnise personne ». En effet, il s'avère, après un peu plus d'un an d'activité, que le Civem a examiné 278 dossiers et en a rejeté 271. Parmi ces 278 dossiers examinés, les associations en ont présenté, par l'intermédiaire d'un cabinet d'avocats, 149 dans le cadre strict de la loi et n'ont obtenu que deux indemnisations. La commission d'indemnisation aurait mis en place un dispositif de calcul de risques qui limite les effets de la loi votée. Ce type de calcul s'applique à une probabilité de risques sur une cohorte de résidents en cas d'accident nucléaire et ne peut s'appliquer sur une zone déjà contaminée. Il se base sur la notion arbitraire de seuil de dosimétrie et rejette le bénéfice du principe de présomption d'imputabilité. Lors de l'examen, en séance publique des crédits de la mission « Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation », le 3 novembre 2011, M. le secrétaire d'État a indiqué la publication d'un nouveau décret « élargissant les critères d'attribution, notamment la liste des maladies et celle des zones géographiques ». En conséquence, il souhaiterait savoir dans quel délai ce décret sera publié et si le Gouvernement entend prendre de nouvelles mesures pour que les victimes aient une juste réparation des préjudices subis.
Voir la questionIntervention en séance publique
M. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la situation de la filière oeufs après la mise en conformité des élevages de la filière aux normes relatives au bien -être animal. Cette filière est aujourd'hui le premier producteur de l'Union européenne et représente près de 10 000 emplois directs et indirects. Comme ils s'y étaient engagés, les éleveurs se sont mis en conformité avec une directive européenne établissant les normes relatives au bien -être animal des poules pondeuses. Pour fin 2011, les 2 000 éleveurs de la filière auront investi l'équivalent d'un an de chiffre d'affaires, soit près d'un milliard d'euros. Cette mise aux normes a nécessité un changement complet de matériels et la reconstruction d'un certain nombre d'élevages. Il convient, toutefois, de souligner que tous les pays membres de l'UE n'ont pas consenti de tels efforts et que certains éleveurs européens pourraient commercialiser les oeufs n'ayant pas été produits avec les mêmes contraintes et ainsi gagner en compétitivité. En effet, certains pays de l'Union envisagent d'exporter des oeufs produits dans des conditions respectant les normes européennes tout en permettant à leurs éleveurs de continuer à commercialiser des oeufs produits selon les normes précédentes sur leur marché national, leur offrant ainsi de bénéficier de coûts de production moindres. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend exiger le respect d'une concurrence non faussée au sein de l'Union européenne et conditionner la commercialisation d'oeufs en provenance de pays de l'Union ayant mis aux normes la totalité de leurs élevages.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les mesures de simplification de la procédure d'inscription des préparations naturelles non préoccupantes (PNPP) sur la liste communautaire prévue par le décret publié le 25 juin 2009 en application de la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques. En effet, lors de l'examen du projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques, un amendement avait été voté qui prévoyait une procédure simplifiée, fixée par décret, et destinée à permettre la commercialisation et l'utilisation des PNPP. Un arrêté du 18 avril 2011 autorise désormais la mise sur le marché du purin d'ortie en tant que préparation naturelle peu préoccupante à usage phytopharmaceutique. Or les agriculteurs et les jardiniers, auraient souhaité une mesure plus globale, autorisant la commercialisation d'autres préparations. Ils aimeraient également que ne soit plus exigée l'inscription des substances actives des PNPP à l'annexe 1 du règlement européen n° 91-164, ce qui revient à les soumettre aux procédures prévues pour les produits phytopharmaceutiques. Ils souhaiteraient la reconnaissance des PNPP pour en favoriser le développement comme alternatives aux pesticides, avec des procédures d'agrément allégées, adaptées et rapides à mettre en oeuvre. En conséquence, il lui demande si, pour faciliter le recours aux PNPP comme méthode alternative aux pesticides, le Gouvernement entend reconsidérer le cadre réglementaire actuel.
Voir la réponseM. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur l'augmentation du prix du gaz au 1er avril 2011. Cette augmentation, qui est de l'ordre de 5 %, fait suite aux augmentations de 2010 (+ 9,7 % en avril 2010, + 4,7 % en juillet 2010). Ainsi, en un an le prix du gaz aura augmenté de près de 20 %. Le prix du gaz découle directement des prix du cours du pétrole. Il est également calculé en fonction des coûts de transport et de distribution et des frais de commercialisation. Toutefois certains s'interrogent sur la privatisation de GDF et son incidence sur les prix du gaz qui profitent aux actionnaires de GDF-Suez. L'entreprise a dégagé un bénéfice de 6,5 milliards d'euros en 2008 et de 4,47 milliards d'euros en 2009. En conséquence, il lui demande si cette augmentation respecte bien les règles fixées pour déterminer le prix de vente du gaz aux particuliers et si les termes de cette équation satisfont le Gouvernement.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur les obligations légales des agences immobilières pour les candidats à la location. L'UFC Que Choisir de la région de Versailles a ainsi rendu publique une enquête alarmante à ce sujet qui fait d'ailleurs suite à celle de la DGCCRF, menée en 2007. Il apparaîtrait que les agences immobilières ne jouent pas le jeu de la transparence en matière d'information. Par ailleurs, près de 3 mois après l'entrée en vigueur de l'obligation légale d'affichage de l'étiquette énergétique, seulement 45 % des agences respectent la loi. Pour la constitution des dossiers des locataires, dans 80 % des cas, les agences ont exigé des documents strictement interdits. Enfin, alors que l'essentiel des services proposés par les agences sont principalement au profit du bailleur, les honoraires acquittés par les locataires sont prohibitifs : en moyenne 1,5 mois de loyer, hors charges ! Il faut, par ailleurs, préciser que les locataires du secteur privé ont le taux d'effort le plus important pour se loger (23 % contre 20 % pour les accédants à la propriété et 18 % pour le logement social). En conséquence, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures contre ces pratiques et quelles initiatives il entend mettre en oeuvre pour simplifier l'accès au logement des locataires.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le secrétaire d'État à l'intérieur et aux collectivités territoriales sur les partenariats de coopération décentralisée, hors pays de l'OCDE. En effet, depuis la loi du 25 janvier 2007, un grand nombre de collectivités a noué des partenariats de coopération décentralisée, hors pays de l'OCDE et principalement avec des pays subsahariens. De ce fait, les sommes mises à la charge des contribuables de ces collectivités deviennent de plus en plus importantes et un manque de transparence quant à leur utilisation est patent. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser le total des sommes qui ont été affectées à cet effet par ces collectivités territoriales pendant l'année 2009 et il aimerait savoir quelle était la finalité de ces investissements (subventions, réalisation d'un projet...) et si la collectivité en a retiré un quelconque avantage qui justifierait un intérêt public local.
Voir la réponseM. Yves Vandewalle attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur l'augmentation, en Île-de-France, des taxes pour les entreprises. En effet, pour financer une partie du budget de 32,4 milliards d'euros nécessaire à la réalisation du Grand Paris express et à l'amélioration des transports existants, des impositions plus fortes vont peser sur les bureaux, les locaux de stockage et les parkings. La taxe sur les bureaux devrait augmenter de 65 % en Île-de-France. Toutefois, cette augmentation ne devrait pas être la même partout. Ainsi, les entreprises yvelinoises seraient les plus durement touchées par l'augmentation de la taxe sur les bureaux en Île-de-France alors que les communes de l'est, qui seront beaucoup mieux desservies par le futur métro automatique subissent des hausses beaucoup plus faibles ; elles seraient de 180 % dans les Yvelines, 176 % dans le Val-d'Oise quand elles ne seraient que de 41 % en Seine-Saint-Denis, 41 % dans le Val-de-Marne et 58 % à Paris. En conséquence, il lui demande comment a été calculée l'augmentation de la taxe sur les bureaux et pourquoi de telles disparités existent entre les départements franciliens alors même que ceux qui paieront le plus sont ceux qui bénéficieront le moins des avantages liés au Grand Paris express.
Voir la questionM. Yves Vandewalle attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les nuisances engendrées par l'aéroport de Toussus le Noble. Les populations riveraines de l'aéroport de Toussus le Noble, soutenues par les élus locaux, n'acceptent plus les nuisances sonores qu'elles subissent. Elles considèrent que les mesures adoptées par les pouvoirs publics à la suite des travaux de la Commission consultative de l'environnement, notamment la mise en place de plages de moindre bruit et la modification du tour de piste, n'apportent quasiment aucune amélioration. Désormais l'alternative est simple : ou bien les pouvoirs publics mettent en oeuvre des mesures drastiques pour réduire efficacement ces nuisances, ou bien il faudra envisager la fermeture de l'aéroport. Dans la mesure où le réseau de métro automatique du Grand Paris lui ferait perdre son intérêt en tant qu'aéroport d'affaires, cela paraît tout à fait concevable. En conséquence, il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour améliorer le sort des riverains de l'aéroport de Toussus le Noble.
Voir la réponse publiée le 04 février 2011M. Yves Vandewalle attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la famille et de la solidarité sur les revenus de référence pris en compte pour le calcul de l'allocation aux adultes handicapés. Le barème de calcul de cette allocation prend en compte les revenus de l'année n-1. Un décalage avec la situation de l'intéressé peut apparaître, par exemple s'il perd entre temps son emploi complémentaire. C'est d'ailleurs pour minimiser ce risque que le revenu de solidarité active s'appuie sur les revenus des trois mois précédents. Aussi, il lui demande si les modalités de calcul des revenus de référence pour l'allocation aux adultes handicapés pourraient être alignées sur celles pour le revenu de solidarité active.
Voir la questionM. Yves Vandewalle attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée des aînés sur les conséquences qu'a eu l'augmentation de l'allocation de solidarité aux personnes âgées sur leur pouvoir d'achat. En effet, l'augmentation de l'ASPA a eu pour conséquence de faire perdre le bénéfice des tarifs spéciaux gaz et électricité, entraînant des charges énergétiques lourdes pour les personnes âgées et de les conduire ainsi dans une grande précarité énergétique. Selon l'ADEME, parmi les personnes qui éprouvent des difficultés à chauffer leur logement, 60 % sont des personnes âgées seules ; aussi il lui demande quelles mesures elle entend mettre en oeuvre pour remédier à cette situation.
Voir la questionM. Yves Vandewalle attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la législation relative aux gens du voyage. En effet, de nombreux maires et administrés dénoncent les conséquences d'une législation déséquilibrée au détriment des populations sédentaires : occupation illégale de terrains publics ou privés en toute impunité, violation du droit de l'urbanisme par des constructions sauvages en zone non constructible, dégradations graves, troubles à l'ordre public sans suites judiciaires. En outre, les gens du voyage bénéficient des services publics communaux (fourniture d'eau et d'électricité, enlèvement des ordures ménagères, frais de location d'emplacements sur les aires d'accueil) et refusent souvent de s'en acquitter alors qu'ils disposent de revenus suffisants. Ce sont donc les citoyens sédentaires qui payent la facture, ce qui pose un problème d'égalité devant les charges communes et donc devant la loi. La création d'une mission d'information parlementaire ne peut être qu'une première étape. En conséquence, il lui demande quelles évolutions législatives le Gouvernement envisage pour garantir des droits et devoirs identiques pour tous les citoyens.
Voir la réponse publiée le 29 janvier 2010M. Yves Vandewalle attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur le versement des obligations alimentaires des enfants de schizophrène à leurs ascendants âgés de plus 60 ans. En effet, passé cet âge, les personnes atteintes de la maladie ne perçoivent plus l'allocation aux adultes handicapés, obligeant ainsi la famille à prendre en charge financièrement leur pathologie. Aussi, il lui demande s'il existe des réflexions au sein du ministère de la santé pour que l'allocation aux adultes handicapés continue d'être versée aux schizophrènes de plus de 60 ans.
Voir la questionAssemblée nationale
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