Commission des affaires sociales : Rapport d'information sur la précention sanitaire
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Haute-Garonne (1ère circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Travaux récents
Intervention en réunion de commission
Mercredi 8 février 2012 - Séance de 10 heures
Mme Catherine Lemorton attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur le calendrier de discussion du projet de loi renforçant les droits, la protection et l'information des consommateurs. En effet, le Fonds monétaire international a déploré, fin janvier 2012, le retard pris par ce texte qu'il estime bénéfique pour la concurrence dans les services. Le FMI relève notamment les avancées que permet le projet de loi en matière de commerce, d'énergie, de télécommunications et de logement. Alors que le projet de loi a été adopté au mois de juin 2011 par le conseil des ministres, il n'a toujours pas été débattu en deuxième lecture, ce qui lui laisse des chances réduites d'être adopté avant la fin de la législature. Or il serait regrettable qu'un texte qui fait significativement évoluer les droits des consommateurs et dynamise la concurrence dans de nombreux secteurs ne puisse arriver au terme de la procédure législative. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faire aboutir rapidement les principales dispositions de ce projet de loi.
Voir la questionIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mardi 17 janvier 2012 - Séance de 21 heures
Mme Catherine Lemorton appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, en charge de la promotion de l'égalité femmes-hommes, du droit des femmes, de l'administration générale et de la réforme de l'État sur la persistance discriminatoire de la civilité « Mademoiselle » et des expressions « nom de jeune fille » et « nom marital » dans un grand nombre de documents administratifs. Tombée en désuétude dans la plupart des autres pays occidentaux, l'expression « Mademoiselle », jugée à tort flatteuse, est révélatrice d'un sexisme encore présent dans les relations qu'entretiennent les usagers avec l'administration. En effet, les hommes sont appelés toute leur vie, sans distinction et quel que soit leur statut marital, « Monsieur ». À l'inverse, les femmes sont « Mademoiselle » puis « Madame » : le passage de l'un à l'autre ne dépendant pas de leur âge ou de leur insertion professionnelle, mais de leur statut marital. Cet usage d'une civilité ou de l'autre donne alors une information sur la vie privée des femmes. Pourtant, cette information n'a aucun caractère légal. Lorsque le statut marital a une importance, dans les relations avec l'administration fiscale par exemple, il est demandé indépendamment de la civilité utilisée. La circulaire FP n° 900 du 22 septembre 1967 précise que « l'emploi de l'une ou l'autre de ces formules est [...] une question d'usage et ne constitue en aucune manière un des éléments de l'état civil des intéressées ». De plus, la circulaire FP n° 1 172 du 3 décembre 1974 complète que « ces mentions n'ont aucune justification légale ou réglementaire ». Pourtant, cette distinction discriminatoire, intrusive et non obligatoire perdure dans les formulaires administratifs. Les femmes souhaitant user de la civilité « madame » se heurtent souvent à de nombreuses difficultés afin de faire valoir leurs droits. Dans le même esprit, les termes « nom de jeune fille » et « nom marital » sont totalement désuets. La loi du 6 fructidor an II dispose ainsi que la femme garde son « nom de naissance » toute sa vie. Si elle souhaite porter le nom de son époux après le mariage, celui-ci est alors son « nom d'usage ». De plus, depuis la loi du 4 avril 2006, l'homme et la femme ne peuvent se marier qu'à partir de l'âge de 18 ans, la femme n'est alors plus une jeune fille. Toutefois, nombre de documents continuent d'utiliser ces expressions d'un autre âge qui ne correspondent plus à aucune réalité. En conséquence, elle lui demande s'il ne serait pas pertinent de rédiger une circulaire commune à tous les ministères supprimant la civilité « Mademoiselle » et remplaçant les expressions « nom de jeune fille » et « nom marital » par « nom de naissance » et « nom d'usage » dans les relations entre les usagers et l'administration.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mardi 10 janvier 2012 - Séance de 17 heures
Mme Catherine Lemorton appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur les conséquences délétères de la réforme de la Commission de la sécurité des consommateurs. Près d'un an après la date d'entrée en vigueur de la loi procédant au rapprochement de la Commission de la sécurité des consommateurs et de l'Institut national de la consommation, les membres de la Commission viennent d'adopter en séance plénière une motion dressant les constats suivants : le nombre de conseillers techniques dont la compétence est cruciale pour l'instruction des dossiers est passé de six à quatre. L'Institut national de la consommation traverse actuellement une crise majeure de son existence qui le rend incapable d'assurer l'accueil de ces commissions indépendantes dans des conditions minimum de fonctionnement. Ainsi la Commission va-t-elle être logée dans des locaux provisoires sans aucune visibilité sur d'éventuels projets de relogement futur. Face à ces constats, les membres de la Commission s'interrogent légitimement sur la viabilité d'un rapprochement contre nature consistant à placer sous l'égide d'un établissement public à caractère industriel et commercial les services d'une autorité administrative dont l'indépendance est l'un des deux fondements essentiels, l'autre étant sa capacité pluridisciplinaire originale d'analyse des risques. Ils y voient un danger majeur de conflit d'intérêts entre les fonctions d'instructions des avis de la Commission et les fonctions commerciales de l'Institut national de la consommation. Dans ce contexte, il apparaît évident aux membres de la Commission que seules des mesures fortes et prises rapidement seraient susceptibles de garantir sa pérennité : reconstitution du nombre initial de conseillers avec maintien de leur niveau de qualification et de rémunération ; conditions de fonctionnement technique et de dotation budgétaire garantissant sans ambiguïté son indispensable autonomie. Elle lui demande en conséquence les mesures que le Gouvernement compte prendre pour garantir le bon fonctionnement et l'autonomie de cette Commission dont la mission participe activement au maintien de la sécurité des citoyens.
Voir la questionMme Catherine Lemorton attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie organisant en son article 53, le transfert vers Pôle emploi, à compter du 1er avril 2010, des personnels de l'AFPA qui participaient à l'accomplissement des missions d'orientation professionnelle des demandeurs d'emploi vers la formation. Suite à ce transfert, un accord d'adaptation à la convention collective nationale a été signé entre le directeur généralet plusieurs organisations syndicales, dans lequel « l'emploi de psychologue du travail est reconnu par Pôle emploi pour l'exercice de l'orientation professionnelle » (article 2, alinéa 1er). Cet accord concerne 750 psychologues du travail au niveau national. Les psychologues du travail ont vu leurs activités réduites, sans formation propre à leur métier depuis leur transfert et sans outils adaptés. De plus, Pôle emploi actuellement met en place une nouvelle classification de ses métiers en redéfinissant notamment les emplois de psychologue en « chargé de l'orientation et de la formation spécialisée », alors que parallèlement, le Gouvernement met en oeuvre le service public d'orientation tout au long de la vie. Cette perte d'intitulé d'emploi est vécue comme un refus de reconnaître dans leur spécificité et elle est aussi perçue comme le souhait de les faire disparaître au milieu des 50 000 salariés de Pôle emploi, à l'échéance de janvier 2012. Ainsi, elle lui demande dans quelle mesure, confère l'accord d'adaptation du 18 juin 2010, il peut garantir que les psychologues du travail conserveront leur emploi et leur métier en respectant leur code de déontologie au service des demandeurs d'emploi et dans les missions que leur confie l'État.
Voir la réponseMme Catherine Lemorton interroge M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les nouvelles pistes de diversification pour les débitants de tabac annoncées par M. le ministre de l'agriculture, et plus particulièrement sur la vente des médicaments d'usage courant. Elle souhaite savoir si cette proposition est une proposition qui engage tout le Gouvernement ou une piste de travail développée par le seul ministère de l'agriculture.
Voir la réponseMme Catherine Lemorton attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la question du régime spécial de retraite avantage social vieillesse (ASV), régime spécifique des professionnels de santé exerçant sous un régime conventionnel et qui représente 40 % de leur retraite. Ce régime a fait l'objet d'un accord entre l'État, l'assurance maladie, les syndicats médicaux et la caisse de retraite des médecins le 5 juillet 2011, dans lequel les allocataires consentaient à une baisse de la valeur du point sur trois ans de 15,5 euros à 14 euros (soit une baisse de 15 %) et qui devait être publié avant le 31 décembre 2011. Comptant sur la publication de cet avenant, la convention médicale a donc été signée. Or le ministère propose aujourd'hui de publier un texte qui s'éloigne des engagements pris de part et d'autre et en durcit les conditions : la baisse du point de 15 % serait suivie d'un gel de sa valeur sur une période d'au moins quatre années. Cela porterait la baisse du pouvoir d'achat à environ 25 %, qui viendrait s'ajouter à celle de 25 % déjà intervenue depuis 1999. Aucune profession ne pourrait accepter une perte de 50 % sur un régime qui représente 40 % de leur retraite. Aussi, elle lui demande comment il va justifier ces mesures mais surtout, et cela est plus inquiétant, est-ce que les organismes représentatifs des médecins retraités (la fédération représente 8 500 médecins retraités regroupés en 16 associations) doivent envisager que les engagements pris dans le cadre de l'établissement de la convention médicale, pourront ainsi être modifiés de manière unilatérale et arbitraire.
Voir la réponseMme Catherine Lemorton attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation sur le statut de l'auto-entrepreneur. La loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie (LME) a créé le régime de l'auto-entrepreneur pour permettre à toute personne physique, étudiant, salarié, demandeur d'emploi ou retraité, d'exercer très simplement une activité artisanale, commerciale ou indépendante sous forme individuelle. Le 4 février 2009, lors de l'inauguration du salon des entrepreneurs, il a déclaré que "tous les fonctionnaires pourront bientôt devenir auto-entrepreneurs, quel que soit le secteur d'activité". Il semblerait pourtant qu'une demande d'autorisation soit toujours indispensable et que la création d'une activité secondaire soit limitée dans le temps. Elle souhaiterait connaître les projets en cours du Gouvernement pour faciliter l'accession des fonctionnaires au régime de l'auto-entrepreneur.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 14 décembre 2011 - Séance de 10 heures
Face à la constante et croissante fragilisation de notre cohésion sociale, Mme Catherine Lemorton alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'inquiétude du collectif inter associatif « Des emplois aidés en Midi-Pyrénées » et sur la baisse des financements alloués à la gestion des activités des associations. En effet, depuis 2010, on constate des changements brutaux, arbitraires et surtout sans concertation des conditions d'accès et de financements des contrats uniques d'insertions-contrats uniques d'accompagnements dans l'emploi (CUI-CAE). Pourtant, si vitales pour les liens sociaux dans nos territoires autant urbains que ruraux, les associations semblent être sacrifiées sur l'autel de la rigueur, alors qu'elles génèrent pas moins de 8 % des emplois totaux en France et servent d'amortisseur à la crise qui sévit dans notre pays. La logique des contrats aidés répond à ces problématiques de l'emploi et du soutien au tissu associatif. Elle dénonce donc un retrait progressif de l'État sur ces enjeux, et l'alerte donc sur la question de savoir si le Gouvernement va continuer à mépriser ce tissu associatif. Elle demande quelles sont les mesures qui vont être prises pour donner aux associations les moyens de jouer pleinement leur rôle.
Voir la réponse publiée le 07 décembre 2011Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Mme Catherine Lemorton expose à Mme la ministre de la santé et des sports que, dans le cadre de son travail parlementaire et en tant que présidente du groupe d'études « Prévention et lutte contre la toxicomanie », son attention a été appelée par le groupement d'intérêt public Addictions drogues alcool info service (Adalis). Addictions drogues alcool info service, qui s'appuie sur des règles d'anonymat, de confidentialité, de neutralité et de non-jugement, a pour mission l'information, le conseil, le soutien et l'orientation des appelants et des internautes. Trois lignes d'appel distinctes sont proposées : Drogues info service, au 0 800 23 13 13 ; Écoute alcool, au 0 811 91 30 30 ; Ecoute cannabis, au 0 811 91 20 20 et un site Internet (www.drogues-info-service.fr) pour servir au mieux l'information et faire de la prévention sur les drogues et les dépendances. Ces trois services, placés sous la tutelle de l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé), reçoivent actuellement entre 250 et 300 appels par jour. La réorganisation qui s'est opérée dernièrement a été marquée par des réductions d'effectifs et de budget. En effet, la loi de finances pour 2010, dans son programme n° 204, opère une diminution des effectifs, passant de 55 ETP en 2009 à 45 ETP en 2010. Il leur est même demandé de prévoir une organisation pérenne pour 42 ETP, d'après la directrice d'Adalis. De plus, en décembre 2008, le conseil d'administration d'Adalis (DATIS) a voté un budget de 3 950 320 euros pour une dotation de 3 500 000 euros et que le versement effectif de la subvention a été de 1 800 000 euros (48 %), ce qui a eu pour conséquence un assèchement des réserves du service. Adalis subit déjà depuis plus de cinq ans cette politique de restriction budgétaire (- 25 % du budget en 2008). Dans un contexte de crise économique, de précarisation des populations, comment pouvons-nous accepter que des outils d'accueil, d'écoute et d'orientation soient à ce point malmenés ? Alors que la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) estime que 20 % des accidents du travail et de l'absentéisme professionnel sont liés à l'usage de drogues, essentiellement l'alcool et le cannabis, alors que la consommation de cannabis des jeunes Français est l'une des plus élevée d'Europe parmi la population des 15-16 ans, alors que le dernier plan gouvernemental de lutte contre les addictions 2007-2011 fait apparaître l'irruption de nouvelles pratiques, à savoir les addictions sans produit, notamment le jeu pathologique, les services de l'État répondent en réduisant les moyens humains et financiers. D'ailleurs, le 23 février 2010, le Sénat voulait désigner Adalis comme le service de téléphonie référent en matière de prévention du jeu excessif, ce qui a été rejeté par le Gouvernement. La rationalisation budgétaire met ainsi à mal un dispositif au service de la population. Ces mesures vont affecter "la qualité du service" face à ce phénomène inquiétant de montée des consommations de substances psycho-actives qui n'épargne aucune partie du territoire national et qui rend nécessaire une réponse forte des services de l'État dans chaque région, en zone urbaine comme en secteur rural. Ainsi, elle se rapproche d'elle pour savoir jusqu'où va aller ce projet de refonte de la téléphonie sociale au service de l'information et du soutien pour les victimes d'addictions et leurs familles. Après la fermeture de nombreux centres de soin, le non-remplacement des postes en toxicomanie et en alcoologie, le Gouvernement est prêt à sacrifier le seul service de téléphonie sanitaire et sociale. Elle demande si l'on va également vers la fermeture d'un ou de plusieurs pôles régionaux, au nombre de six actuellement.
Voir la réponse publiée le 19 mai 2010Assemblée nationale
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