Commission du développement durable : table ronde sur l'accès à l'eau
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Sarthe (1ère circonscription)
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2ème séance : Questions au Gt - Eloge funèbre de Mme Françoise Olivier-Coupeau - Loi de finances rectificative (suite : art.1 jusqu'à l'adt 503)
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Mme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'intérêt d'adapter et d'élargir le droit de prescription ouvert aux infirmiers. Depuis la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007, les infirmières et infirmiers se sont vus conférer le droit de prescrire certains dispositifs médicaux figurant sur une liste fixée par arrêté. En effet, l'article 51 de cette loi, désormais codifié à l'article L. 4311-1 du code de la santé publique, prévoit « qu'un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale fixe la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers, lorsqu'ils agissent sur prescription médicale, peuvent prescrire à leurs patients sauf en cas d'indication contraire du médecin et sous réserve, pour les dispositifs médicaux pour lesquels l'arrêté le précise, d'une information du médecin traitant désigné par leur patient ». Ainsi, l'arrêté du 13 avril 2007 fixant la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers sont autorisés à prescrire prévoit que l'infirmier puisse, notamment, prescrire les articles pour pansement, les dispositifs médicaux pour perfusion à domicile ou encore les accessoires nécessaires à l'utilisation d'une chambre à cathéter implantable ou d'un cathéter central tunnelisé. Pourtant, ces dispositions limitant la prescription à des dispositifs médicaux, les infirmiers ne peuvent, dans le même temps, prescrire les solutions et produits antiseptiques, indispensables au nettoyage des plaies et à la désinfection des tissus lors de la pose de ces dispositifs. Cette limitation entraîne la nécessité d'obtenir une ordonnance du médecin pour ces produits, ce qui pose des problèmes pratiques puisque de plus en plus les pharmacies délivrent des sets complets comprenant les pansements et le produit antiseptique mais, surtout, va à contresens de la logique qui présidait à l'adoption de l'article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2006 dont le motif exposé était de permettre aux infirmiers « d'exercer leur activité sans que le patient n'ait à retourner consulter son médecin traitant » afin que ce soit « source de simplification pour les professionnels, médecins et infirmiers, et pour les patients, et source potentielle d'économies pour l'assurance maladie ». Lors de l'adoption de cette disposition, le Gouvernement rappelait que cette mesure d'ouverture du droit de prescription des infirmiers constituait également « la reconnaissance d'une compétence nouvelle des infirmiers. Comme le métier médical s'enrichit, il est logique que le métier des professions de santé dites auxiliaires du médecin s'enrichisse parallèlement ». Au moment où le Centre d'analyse stratégique placé auprès du Premier ministre vient de préconiser, dans son rapport « Quelles opportunités pour l'offre de soins de demain ? Les coopérations entre professionnels de santé » que soient envisagées la création d'un statut et d'un diplôme d'infirmier clinicien en soins primaires, la mise en place d'une « consultation infirmière de première ligne au cours de laquelle l'infirmier clinicien prendrait en charge les affections bénignes (activités de diagnostic, de prescription et actes techniques définis par une liste limitative) et orienterait directement, si besoin, le patient vers le médecin, » ou encore l'institution « d'une consultation infirmière de suivi des patients atteints de pathologies chroniques assurée par l'infirmier clinicien », il semble que le temps soit venu d'engager une mise à jour et une évolution du droit de prescription des infirmiers afin de mieux répondre aux défis sanitaires par la reconnaissance juridique des nouvelles compétences acquises par la profession d'infirmière. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que compte prendre le Gouvernement pour que soit adapté et développé le droit de prescription des infirmiers.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 18 janvier 2012 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mardi 17 janvier 2012 - Séance de 21 heures
Mme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la multiplication des vols de métaux ferreux et non ferreux. La hausse des cours a entraîné une recrudescence des vols notamment sur les chantiers BTP, sur les voies ferrées, dans les déchèteries des collectivités, ce qui occasionne des préjudices financiers et environnementaux pour les maîtres d'ouvrage ainsi que des désagréments pour les usagers. Grâce au décret n° 2011-114 du 27 janvier 2011, les transactions métalliques en numéraire effectuées par les particuliers sont désormais plafonnées à 500 euros par transaction. Il s'agit d'une première avancée pour renforcer l'efficacité de la lutte contre ces vols et limiter les risques de recel pour les opérateurs du recyclage qui achètent les produits. L'interdiction pure et simple des transactions métalliques en numéraire prolongerait utilement cette mesure. Dans cette hypothèse, seules les transactions métalliques effectuées par chèque barré, virement bancaire ou postal ou par carte de paiement seraient autorisées et concernées par le seuil des 500 euros, avec la nécessaire prise en compte de la répétitivité des transactions. Par ailleurs, l'informatisation systématique du registre « dit livre de police » tenu par les opérateurs du recyclage leur permettrait de tiers-déclarer les revenus que tirent leur clientèle de particuliers de la vente des métaux. Ad finem, l'État pourrait engranger de nouvelles rentrées fiscales. Elle lui demande donc dans quelle mesure ces nouveaux dispositifs pourraient être pris en compte.
Voir la réponseMme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la nécessité de prévenir la dépendance. En effet, le groupe de travail société et vieillissement mis en place en 2011 par le ministère pour étudier une meilleure prise en charge de la dépendance à conclu sur deux convictions qui doivent interroger l'ensemble des Français : d'une part, la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées sera d'autant meilleures que les Français accepteront le vieillissement comme un élément positif de leur parcours de vie : d'autre part, la dynamique du lien social, l'intégration dans la ville et le quartier, dans les réseaux sociaux, qu'ils soient familiaux ou amicaux, sont des composantes essentielles du bien vieillir et de la prévention de la perte d'autonomie. Pour le groupe de travail, ces convictions vont à l'encontre de la vision négative actuelle du vieillissement et de la perte d'autonomie des personnes âgées, vision qui explique en partie un « déni de projection », une approche fataliste peu propice à la prévention et des politiques peu imaginatives du grand âge. Ces constructions sociales péjoratives sont en décalage avec les réalités actuelles : grâce aux progrès médicaux, économiques et culturels, la vieillesse se concrétise aujourd'hui plus tardivement que le « couperet » encore très présent de l'âge de 60 ans ou maintenant de 65 ans. La perte d'autonomie des personnes âgées ne touche qu'une minorité de personnes très âgées et peut être évitée ou retardée non seulement par des actions médicales, et médico-sociales, mais aussi sociales qui visent à maintenir vivants les liens des personnes âgées avec leur entourage et leur voisinage. Elle lui demande de bien vouloir lui préciser les actions sociales qu'elle entend initier en vue de prévenir la dépendance, en particulier en encourageant toutes les formes de solidarité et de liens entre générations.
Voir la questionMme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur la question relative à la précarité à laquelle se trouvent confrontées de nombreuses assistantes maternelles qui sont salariées par des structures créées et gérées par des collectivités locales, mais qui ont un statut d'agent non titulaire de collectivité et n'ont donc pas accès aux droits accordés aux agents titulaires de la fonction publique (congé individuel de formation, supplément familial, congés sans solde, ancienneté...). Ainsi, tout récemment, le cas d'une assistante maternelle en place depuis 22 ans dans une structure de la mairie du Mans, comme agent non titulaire, apportait la preuve que ces salariés, qu'ils disposent d'un CDI ou de CDD régulièrement renouvelés, restent dans une certaine forme de précarité qui, le plus souvent, leur interdit l'accès aux prêts, notamment immobiliers. Il apparaît pour le moins regrettable qu'une collectivité, dès lors qu'elle crée une structure d'accueil pour la petite enfance (crèche...) puisse ainsi recourir à l'embauche d'assistantes maternelles contractuelles alors qu'il serait légitime que ces emplois permanents soient pourvus pas des agents titulaires de la fonction publique territoriale. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser les mesures qu'entend prendre le Gouvernement dans le cadre des négociations en cours en matière de lutte contre la précarité dans la fonction publique, pour éviter des situations telles que celle de cette employée de la ville du Mans évoquée ci-dessus.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 7 décembre 2011 - Séance de 9 heures 30
Mme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les suites à donner au rapport que le coordinateur du Programme national des soins palliatifs 2008-2012, a remis au Président de la République le 6 juin 2011, sur le développement des soins palliatifs dans notre pays. Il apparaît, en effet, clairement que les ambitions initiales en la matière sont encore loin d'être atteintes et que de gros efforts restent encore à accomplir. Le rapport pointe l'inégale répartition de l'offre de soins, un manque d'effectifs dans les structures et des crédits alloués mais affectés à d'autres usages. La France compte au total 107 unités de soins palliatifs et chaque région en a, désormais, au moins une; mais pour 100 000 habitants, le taux d'équipements en lits varie de 0,4 à 4,8 et les unités sont concentrées dans cinq régions qui comptent 71 % des lits alors qu'elles ne représentent que 48 % de la population. En revanche, les régions Pays-de-la-Loire, Basse-Normandie et Haute-Normandie, Poitou-Charentes, Centre et Bourgogne sont sous-dotées. Résultat, dans certains départements, il n'y a toujours pas d'unité de soins palliatifs. De plus, l'insuffisance de moyens de fonctionnement est d'autant plus regrettable que les financements ont été dégagés. Pour les 353 équipes mobiles, plus de 100 millions d'euros sont dégagés chaque année. Mais, selon le comité de suivi, il semble que des sommes allouées soient amputées, soit par les agences régionales de santé, soit par les hôpitaux, et destinées à d'autres objectifs comme la réduction de déficits. Dans certaines régions, cette captation pourrait concerner de 15 % à 23 % des crédits. Elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'elle entend prendre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés et d'accélérer la mise en oeuvre du plan national de développement des soins palliatifs.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 29 novembre 2011 - Séance de 17 heures
Intervention en réunion de commission
Mardi 15 novembre 2011 - Séance de 17 heures 30
Mme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la situation très difficile dans laquelle se trouve l'industrie du recyclage des papiers en France. Seuls sept sites industriels papetiers fabriquent actuellement des papiers graphiques à partir de vieux papiers, issus des circuits ménagers (collecte sélective), industriels (imprimeries, industries transformatrices, etc.) et commerciaux (journaux invendus notamment). Tous sont en difficulté, plusieurs centaines d'emplois sont menacés dans toute la France. Les sites de Turckheim (Haut-Rhin) et de M-Real (Eure) ont déjà fermé leurs portes. Pourtant, cette industrie incarne l'économie circulaire, source de croissance verte et d'emplois locaux, prônée par le Gouvernement, comme par l'Union européenne ou encore l'OCDE. Un budget de 250 millions d'euros a d'ailleurs été confié à l'Ademe en 2009-2011 afin de favoriser l'« économie circulaire », incluant des projets de tri et de valorisation des déchets. Le développement d'une éco-industrie du papier en France pourrait devenir un point fort de notre maillage industriel et créer de nombreux emplois sur tout le territoire. Son avenir repose sur le renforcement de la circularité des flux de la matière : c'est-à-dire sur la captation des gisements locaux de déchets papiers destinés à être recycler. Ce moyen permettra de renforcer la compétitivité de l'industrie papetière nationale par rapport au modèle de production de pâte vierge d'autres zones du monde. Pour cela des mesures doivent être prises : renforcer la collecte sélective municipale des papiers, abaisser le coût des opérations de collecte et de tri afin que cette matière première secondaire reste compétitive, sensibiliser les français à l'intérêt du tri des papiers et orienter les flux captés vers des exutoires proches. C'est pourquoi elle lui demande comment augmenter la collecte sélective municipale de vieux papiers en France ; comment organiser la collecte et la circularité des flux de façon à récupérer de la matière première à plus faible coût ; et enfin, comment faire en sorte que les tonnages récupérés restent sur le territoire, de façon à soutenir l'industrie verte du papier en France et conserver nos emplois.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 19 octobre 2011 - Séance de 9 heures 30
Mme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la taxation des retraites complémentaires d'entreprise dites « retraites chapeaux » dont le dispositif est défini à l'article L. 137-11 du code de la sécurité sociale introduit par la loi portant réforme des retraites du 21 août 2003. Alors que les entreprises versant des retraites chapeaux sont assujetties à une contribution spécifique affectée au fonds de solidarité vieillesse, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2011, visant les dirigeants de grandes entreprises en retraite, a créé un prélèvement sur l'ensemble des rentes, à la charge des bénéficiaires au moment de leur perception. Ainsi, pour les rentes versées au titre des retraites liquidées à compter du 1er janvier 2011, le taux est de 7 % pour les rentes comprises entre 400 et 600 euros par mois, 14 % au-delà, les rentes inférieures à 400 euros étant exonérées de contribution. Résultat : de très nombreux retraités, principalement d'anciens cadres, percevant à peine plus de 400 euros par mois au titre de leur complémentaire d'entreprise, se retrouvent injustement taxés. Qui plus est, ils sont imposés sur la taxe, non déductible de l'impôt sur le revenu. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer s'il envisage, par souci d'équité, de revenir sur cette contribution dont l'application ne correspond pas à l'objectif initial.
Voir la questionMme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur l'instabilité fiscale dont sont victimes les signataires de promesses de vente immobilière ou de compromis de vente antérieurs à l'annonce du plan de rigueur le 24 août 2011. En effet, les mesures annoncées concernant la fiscalité sur les plus-values immobilières entreront en vigueur à compter du 1er février 2012 pour toutes les ventes qui seront alors finalisées. Il n'en demeure pas moins qu'un certain nombre de signataires de promesses ou de compromis de vente qui ont engagé la procédure antérieurement au 24 août 2011 n'auront, à la date du 1er février 2012, pas encore réalisé la vente et bien souvent, pour des raisons qui leur échappent totalement, notamment lorsqu'il s'agit de délais liés à des autorisations administratives, à des fouilles archéologiques préventives, à une modification de la réglementation locale d' urbanisme et ces personnes qui, en tout état de cause, avaient choisi de vendre sur la base d'une fiscalité connue à la date de la signature de la promesse ou du compromis, risqueraient alors de pâtir d'une modification de cette fiscalité, sans qu'elles ne puissent ni se rétracter de leur promesse de vente, ni renégocier les conditions financières. Elle lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour accorder, à titre exceptionnel, une dérogation à tous les signataires de promesses ou de compromis de vente antérieurs au 24 août 2011 pour que ceux-ci restent placés sous les règles de la fiscalité alors applicable en termes de plus-values immobilières, même si l'acte définitif de vente intervient postérieurement au 1er février 2012.
Voir la questionMme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur la question du coût, pour les caisses d'assurance-maladie, généré par certains examens médicaux tels que les scanners, dès lors que les patients convoqués à un tel examen se voient prescrire obligatoirement une ordonnance prévoyant un traitement préalable au scanner le plus souvent sous la forme de seringues pré-remplies pour injecteur automatique. Ainsi, très fréquemment, les patients arrivent sur le lieu du scanner munis soit d'une seringue pré-remplie, soit de flacons d'ultravist dont le coût moyen est de l'ordre de 47 euros. Toutefois, le plus souvent, ce produit n'est pas utilisé et le patient repart avec sa seringue pré-remplie qu'il lui appartiendra de restituer éventuellement à son pharmacien pour être détruite. Eu égard au coût de ce traitement, à savoir 47 euros par patient et compte tenu des dizaines de milliers de scanners effectués chaque année en France, il y a manifestement là une source de dépenses à la charge des caisses d'assurance-maladie et des économies substantielles pourraient être réalisées. Il suffirait notamment que le centre où est effectué le scanner fournisse lui-même au patient ledit produit en le facturant en plus de l'examen proprement dit, ce qui limiterait la dépense pour les caisses d'assurance-maladie aux seuls cas où le traitement aurait effectivement été utilisé. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser le nombre d'examens type scanner réalisés chaque année en France nécessitant l'emploi de l'ultravist ou de tout autre produit similaire et de lui indiquer si le Gouvernement entend prendre des mesures susceptibles de générer des économies substantielles pour les caisses de sécurité sociale en rendant la délivrance obligatoire du produit par le centre d'examen lui- même.
Voir la questionMme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur les mesures récemment présentées par le Premier ministre, visant à permettre des économies budgétaires à hauteur de 11 milliards d'euros pour l'année 2012. Dans un contexte de crise économique internationale, alors que l'ensemble des pays membres de l'Union européenne mettent en place des plans draconiens, les Françaises et les Français comprennent qu'effectivement chacun doit contribuer à l'effort d'économie, selon sa capacité. Parmi les mesures annoncées, aucune ne concerne toutefois les transactions effectuées en matière sportive notamment lors du transfert de sportifs d'un club à un autre, transactions qui pourtant atteignent des montants « indécents » allant parfois jusqu'à plusieurs dizaines de millions d'euros ! En outre, de nombreux sportifs de haut niveau, des artistes, des écrivains renommés, des « capitaines d'industrie » ont fait le choix de s'installer à l'étranger en conservant leur nationalité française, pour échapper au régime fiscal français. Dans un contexte où il est demandé à chaque citoyen de participer à l'effort de rigueur, il apparaît pour le moins anormal que les revenus perçus en France par ces « personnalités » échappent à l'effort national. Aussi, elle lui demande donc de lui faire savoir si le Gouvernement entend proposer la création d'une taxe forfaitaire sur l'ensemble des transactions sportives entre club, d'une part, et la création d'un prélèvement exceptionnel à la source sur tous les revenus perçus par les citoyens français installés « fiscalement » à l'étranger, mesures qui pourraient être valables tant que la France connaît un déficit supérieur à 3 %.
Voir la questionAccorder des trimestres complémentaires lors du calcul de leur retraite aux responsables associatifs
Voir le document Voir le dossier législatifMme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur la nécessité de travaux de modernisation de la ligne ferroviaire Caen-Tours. Depuis de nombreuses années la ligne ferroviaire Caen-Le Mans-Tours qui irrigue trois régions, la Basse-Normandie, les Pays-de-la-Loire et le Centre et qui dessert notamment quatre chefs-lieux, Caen, Alençon, Le Mans et Tours, semble avoir été oubliée en ce qui concerne son rôle important en matière d'aménagement du territoire. Les régions concernées, pourtant gérées par des élus de même appartenance depuis 2004, n'ont jusqu'à ce jour élaboré aucun projet commun pour favoriser la modernisation de la ligne, ni même pour améliorer le matériel roulant, tant et si bien que les usagers pâtissent de cette situation, accumulent les retards et doivent accepter les annulations régulières du TER lorsque le matériel tombe en panne, faute de motrice disponible pour assurer le bon fonctionnement et la continuité du service public. L'avant-projet du schéma national des infrastructures de transport laisse apparaître cette ligne Caen-Le Mans-Tours au rang des lignes prioritaires qui devraient faire l'objet d'une modernisation. Cette réalisation passe, bien évidemment, par une électrification de la ligne et il serait souhaitable que le Gouvernement précise sa position à l'égard de ce dossier en indiquant si effectivement il envisage de tout mettre en oeuvre, avec les responsables de RFF et de la SNCF, pour favoriser la réalisation de ce chantier de modernisation qui permettra une meilleure desserte des gares sur ce secteur et qui, en outre, permettrait également, pour l'ensemble des gares intermédiaires, d'assurer vraisemblablement un service de meilleure qualité en veillant à ce que la modernisation et l'électrification n'entraîne pas automatiquement l'abandon des petites gares intermédiaires entre les quatre chefs-lieux et notamment entre Alençon, Le Mans et Tours. Il le remercie des informations qu'il lui sera possible de communiquer à ce sujet.
Voir la réponse publiée le 04 mars 2011Mme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur la situation à laquelle se trouvent confrontés les ménages qui, ayant choisi d'investir dans l'immobilier soit pour leur résidence principale, soit pour un investissement locatif, ont contracté un prêt auprès du Crédit foncier, en optant pour un taux révisable. Il s'avère en effet que cet organisme financier propose à l'emprunteur, dans le cadre des clauses contractuelles, une possibilité de « passage » à un taux fixe calculé sur la base du taux « swap sur Euribor 6 mois ». Cette situation appelle un certain nombre de remarques. Il semble tout d'abord que le « swap » soit normalement réservé aux seules entreprises et non aux particuliers emprunteurs. En outre, le Crédit foncier étant le seul organisme financier à recourir à ce taux, celui-ci, jusqu'au début du mois de mai dernier, permettait à ses clients de connaître le taux swap en vigueur grâce aux informations diffusées par son site Internet. Désormais, cette information n'est plus communiquée et les agences du Crédit foncier sont dans l'incapacité de le donner par téléphone ! Les emprunteurs qui ont impérativement besoin de cette information pour décider ou non d'un passage du taux révisable à un taux fixe se retrouvent quelque peu « otages » d'une banque qui ne respecte pas son devoir d'information, mettant ainsi en danger les emprunteurs de voir le taux révisable « flamber » sans pouvoir réagir à temps, faute d'information. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui préciser si ce taux swap sur Euribor est effectivement applicable à des particuliers et, dans cette hypothèse, de lui préciser les mesures susceptibles d'être prises pour obliger le prêteur à informer régulièrement l'emprunteur quant à l'évolution de ce taux.
Voir la questionMme Fabienne Labrette-Ménager attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et lui demande de bien vouloir lui préciser les obligations auxquelles se trouvent soumises les collectivités locales, en matière de TVA, d'impôt sur les sociétés et de taxe professionnelle. En effet, les interprétations des textes par les services du Trésor, notamment du I de l'article 1447 du code général des impôts, et de l'article 1449 du même code pour ce qui concerne la taxe professionnelle, des articles 206 et 207 du CGI pour l'impôt sur les sociétés et des articles 256-256 A et 293 du CGI en matière de TVA, varient d'un département à l'autre et il est actuellement difficile de savoir avec précision le régime fiscal applicable aux collectivités locales qui envisagent de revendre à EDF, l'électricité d'origine photovoltaïque produite par les installations qu'elles ont effectuées sur leurs bâtiments publics. À l'instar des particuliers qui, s'ils installent des panneaux photovoltaïques et vendent l'électricité produite à EDF, bénéficient d'avantages fiscaux, il serait souhaitable de clarifier la situation des collectivités locales.
Voir la questionAssemblée nationale
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