Fabrication de la liasse

Amendement n°II-155

Déposé le jeudi 30 octobre 2025
En traitement
Photo de monsieur le député Guillaume Gouffier Valente

Guillaume Gouffier Valente

Membre du groupe Ensemble pour la République

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Photo de madame la députée Anne-Cécile Violland

Anne-Cécile Violland

Membre du groupe Horizons & Indépendants

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Photo de madame la députée Sophie Mette

Sophie Mette

Membre du groupe Les Démocrates

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Photo de monsieur le député Christophe Marion

Christophe Marion

Membre du groupe Ensemble pour la République

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Photo de monsieur le député Arthur Delaporte

Arthur Delaporte

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de madame la députée Marie-Agnès Poussier-Winsback

Marie-Agnès Poussier-Winsback

Membre du groupe Horizons & Indépendants

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Photo de monsieur le député Olivier Falorni

Olivier Falorni

Membre du groupe Les Démocrates

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Photo de monsieur le député François Cormier-Bouligeon

François Cormier-Bouligeon

Membre du groupe Ensemble pour la République

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Photo de madame la députée Julie Delpech

Julie Delpech

Membre du groupe Ensemble pour la République

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Photo de madame la députée Sandrine Josso

Sandrine Josso

Membre du groupe Les Démocrates

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Photo de madame la députée Céline Thiébault-Martinez

Céline Thiébault-Martinez

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de monsieur le député Bruno Fuchs

Bruno Fuchs

Membre du groupe Les Démocrates

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Photo de madame la députée Christine Pirès Beaune

Christine Pirès Beaune

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité

Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :

(en euros)
Programmes+-
Aide économique et financière au développement01
Renforcement des fonds propres de l'Agence française de développement00
Solidarité à l'égard des pays en développement10
Restitution des « biens mal acquis »00
Fonds de solidarité pour le développement00
TOTAUX11
SOLDE0
Exposé sommaire

Cet amendement vise à appeler le gouvernement à abonder la mission budgétaire « aide publique au développement » (APD) de 1 000 000 000 euros en crédits de paiement et autorisations d’engagement.
Une telle hausse ne compenserait qu’un quart du total des coupes budgétaires qui ont été réalisées dans la mission APD depuis 2024 et qui atteignent au total 4 milliards €, mais permettrait à la France de conserver une capacité d’action minimale dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités mondiales, et la réponse aux crises. Les très nombreuses coupes budgétaires contre l’APD, inédites dans leur ampleur, ont eu pour conséquence d’affaiblir gravement cette mission budgétaire qui a plongé de 0,9 % à 0,6 % du budget de l’État (prévision PLF 2026) et qui a par ailleurs perdu la moitié de ses crédits depuis 2024. C’est l’une des missions du budget de l’État les plus gravement coupée. 
Pour cela, le gouvernement pourrait utiliser une partie des recettes générées par la taxe sur les transactions financières (TTF) et la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). Depuis leur création et jusqu’en 2025, ces deux instruments contribuaient directement à l’APD, jusqu’à ce que le gouvernement mette fin à ce dispositif dans la LFI 2025. L’aide publique au développement n’a donc pas bénéficié de la hausse des recettes de ces deux taxes en 2025, une hausse due à l’augmentation du taux de la TTF et à la hausse du barème de la TSBA. Or, ces deux hausses ont été adoptées notamment pour faire face au manque de financement pour l’APD. 


Les coupes dans l’APD sont en profonde contradiction avec la Loi de programme du 4 août 2021 qui prévoit une hausse de l’APD (en mobilisant de 0,7% du revenu national brut à compter de 2025), avec les engagements de la France à l’international, ainsi qu’avec ses intérêts.
Pour rappel, l’aide publique au développement est vitale et indispensable. C’est un levier clé pour renforcer les services essentiels (alimentation, eau et assainissement, éducation, protection sociale, santé) et soutenir la société civile, indispensable à la démocratie et à l’action humanitaire et de développement. Ce budget permet une réponse d’urgence aux populations dans les contextes de crise et de conflits armés, contribuant ainsi à la paix et à la stabilité, dont les effets se font ressentir jusqu’en France. Les progrès réalisés ont aussi un impact positif sur les finances publiques en réduisant la pression budgétaire exercée par les inégalités et les crises.
Il y a donc urgence à agir. Le montant coupé dans le budget APD en 2025 aurait pu financer l’accompagnement scolaire de 17 millions de jeunes, la vaccination de base de 71 millions d’enfants, la formation agricole de 2 millions de jeunes, une aide alimentaire pendant 1 an pour plus de 4 millions de foyers, ou encore un hébergement d’urgence pour 45 millions de familles. 


Par conséquent, et en lien avec le rétablissement de la trajectoire de la loi, nous considérons urgent d’augmenter les crédits alloués à la mission APD, et en particulier ceux du programme 209 qui finance des actions essentielles, voire vitales, pour le développement et l’action humanitaire. Contraint par les règles de recevabilité (imposées par l’article 40 de la Constitution), cet amendement d’appel abonde de 1 euro de crédits supplémentaires (en AE et CP) vers l’action 02 « Coopération bilatérale » du programme 209 « Solidarité à l’égard des pays en développement » et réduit de 1 euro les crédits (en AE et CP) de l’action 01 « Aide économique et financière multilatérale » du programme 110 « Aide économique et financière au développement ».

Cet amendement a été travaillé avec Coordination Sud.