- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, n° 1906
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
- Mission visée : Économie
Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :
| (en euros) | ||
| Programmes | + | - |
| Développement des entreprises et régulations | 9 000 000 | 0 |
| Plan France Très haut débit | 0 | 0 |
| Statistiques et études économiques | 0 | 9 000 000 |
| Stratégies économiques | 0 | 0 |
| Financement des opérations patrimoniales en 2026 sur le compte d'affectation spéciale « Participations financières de l'État » | 0 | 0 |
| TOTAUX | 9 000 000 | 9 000 000 |
| SOLDE | 0 | |
Cet amendement vise à rétablir l’enveloppe budgétaire dédiée aux pôles de compétitivité, conformément à l’engagement de l’État pour la période 2023–2026 et alors que cette ligne budgétaire a déjà été supprimé dans le budget de 2025 adopté par activation de l'article 49-3. Cette dotation constitue pourtant un levier essentiel pour le maintien et le développement des écosystèmes d’innovation territoriaux, en particulier dans les secteurs stratégiques de la transition énergétique et industrielle. La non reconduction successive de ces crédits aurait des conséquences directes sur l’emploi et sur la dynamique d’innovation : pour le seul pôle Tenerrdis Auvergne Rhône Alpes que vous permettrez de prendre en exemple, deux emplois qualifiés (sur douze équivalents temps plein) seraient menacés, et plusieurs filières d’énergies renouvelables ne pourraient plus bénéficier d’un accompagnement structurant.
Il est donc proposé par cet amendement de rétablir la dotation de 9 millions d’euros destinée au fonctionnement des pôles de compétitivité qui jouent un rôle essentiel pour attirer des investissements privés et renforcer la compétitivité nationale et afin d’assurer la continuité d’une politique publique ayant démontré son efficacité depuis plus de quinze ans pour le soutien à l’innovation, la compétitivité des entreprises et la création d’emplois durables dans les territoires.
Conformément aux exigences constitutionnelles et organiques de recevabilité financière, cet amendement procède au mouvement de crédits suivant :
- Il minore de 9 millions d'euros en AE et en CP l’action 01 « Infrastructures statistiques et missions régaliennes » du programme n°220 «Statistiques et études économiques».
- Il abonde de 9 millions d’euros en AE et en CP l’action 23 « Industrie et services » du programme n°134 «Développement des entreprises et régulations».
Nous proposons ce transfert de crédit pour respecter les règles imposées par l’article 40 mais nous souhaitons que le Gouvernement lève le gage.