- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, modifié par le Sénat, n° 2247
- Stade de lecture : Nouvelle lecture
- Examiné par : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
À l’alinéa 2, à leurs deux occurrences, substituer aux mots :
« de l’Union européenne »,
les mots :
« français ».
Par cet amendement, les députés du groupe LFI souhaitent conditionner l’éligibilité au crédit d’impôt relatif aux travaux sylvicoles à la valorisation du bois en France, que cette valorisation soit à destination d’une personne physique ou d’une personne morale. Ce conditionnement, plus strict que le territoire de l’UE prévu à cet article, permet de véritablement relancer une filière industrielle française en difficulté.
La revalorisation du bois en France est une nécessité économique : alors que la France est le quatrième pays le plus boisé d’Union européenne, la seule filière bois présente un déficit commercial de 8,5 milliards d’euros par an. Nous exportons des grumes, et importons des meubles. C’est pourtant le processus de valeur ajoutée qui crée des emplois, apporte des recettes fiscales, et permet à des territoires de prospérer. Au bout de huit ans, l’industrie est passée sous les 10 % du PIB. La macronie s’est montrée parfaitement incompétente a réindustrialiser le pays, la réindustrialisation de la filière bois passera par des mécanismes permettant la valorisation de nos arbres sur le territoire national.
C’est pourquoi les députés du groupe LFI proposent que le crédit d’impôt relatif aux travaux sylvicoles soit conditionné d’une part à une meilleure gestion des travaux forestiers et d’autre part à la valorisation du bois résultant de ces travaux en France.