- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, modifié par le Sénat, n° 2247
- Stade de lecture : Nouvelle lecture
- Examiné par : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Après l’alinéa 34, insérer l’alinéa suivant :
« B. – Aux articles L. 223 VL, L. 223 WL bis à L. 223 WL quater du code général des impôts, le montant : « 750 millions d’euros » est remplacé par le montant : « 100 millions d’euros ». »
Par cet amendement, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 100 millions d’euros.
En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros.
Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam.
Nous ne pouvons nous contenter d’une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d’Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d’euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d’euros par an.
Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 100 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement.