- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi, adoptée par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, visant à permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai (n°1673)., n° 2335-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
- Amendement parent : Amendement n°81
À l’alinéa 2, substituer au mot :
« année »
le mot :
« mois ».
Par ce sous-amendement, le groupe parlementaire La France insoumise propose d'introduire une obligation renforcée d'information de la part de l'employeur.
La droite a pour objectif que le travail le 1er mai se généralise. Alors les salariés oublieront qu'il était un jour chômé pour toutes et tous. Les compensations, financières ou en repos, ne seront plus accordées. Avec pour conséquence une baisse des salaires horaires et la disparition du seul jour de repos largement partagé.
Le prétexte du volontariat est absolument ridicule. Une telle notion n'a pas sa place lorsqu'il s'agit de la relation salariale, marquée par la subordination du salarié à l'employeur. Seul ce dernier a la maîtrise de l'organisation du travail et, partant, des horaires du travail.
Les salariés qui refuseront le travail le 1er mai seront immanquablement discriminés.
Afin que les salariés puissent collectivement s'organiser pour refuser de travailler le 1er mai, car c'est la seule modalité dans laquelle ce refus sera possible sans conséquence négative, nous proposons d'introduire une obligation d'information répétée de la part de l'employeur.
Ce dernier devra rappeler chaque mois la possibilité de refuser le travail le 1er mai.