- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (n°2630)., n° 2695-A0 rectifié
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Après l’alinéa 56, insérer l’alinéa suivant :
« En cas de dissolution de l’Assemblée nationale, la loi portant prorogation de l’état d’alerte de sécurité nationale est caduque à l’issue d’un délai de quinze jours francs suivant l’annonce du Président de la République. »
Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés a pour objet de clarifier les conditions de cessation de l’état d’alerte de sécurité nationale, en s’appuyant sur les conclusions des débats menés lors de l’examen en commission.
La version actuelle du texte prévoit que l’état d’alerte pourrait demeurer en vigueur même dans le cas d’une dissolution de l’Assemblée nationale, ce qui soulève un risque démocratique important en limitant le pouvoir de contrôle du Parlement sur l’action gouvernementale. Par ailleurs, l’alinéa 55 du projet de loi stipule que « l’Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises sur le fondement de l’état d’alerte de sécurité nationale », une exigence qui ne pourrait être respectée en cas de dissolution.
S’inspirant des échanges en commission, cet amendement propose ainsi des garanties destinées à éviter cette situation et à maintenir le contrôle démocratique.