- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, relatif à la protection des enfants, (n°2841 rectifié et lettre rectificative n°, 3000)., n° 3018-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Compléter l’alinéa 40 par les mots :
« , sous réserve d’une solution d’accueil de l’enfant dont il assure l’accueil principal, notamment un accueil relais prévu à l’article L. 421‑3-1, »
Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à conditionner l'exercice du droit au répit des assistants familiaux à l'existence d'une solution d'accueil adaptée pour l'enfant, notamment via l'accueil relais
Rendre le « droit au répit » obligatoire dans le contrat de travail des assistants familiaux part d’une
intention louable, cependant, compte tenu de l’érosion progressive du nombre d’assistants
familiaux, il y a un vrai risque que la prise en charge de l’enfant soit émaillée de discontinuité dans
son parcours.
Comment faire si un repos est pris un week-end et qu’aucune solution n’est possible pour l’enfant ?
L’accueillir dans un établissement d’urgence serait désastreux pour l’enfant, contradictoire avec la
logique même de ce texte et incompréhensible pour les professionnels.
Le nouvel agrément « accueil-relais » créé par le présent projet de loi devrait utilement répondre à
ce besoin, mais il est trop tôt pour se reposer sur cette possibilité sans connaître son effectivité.
C’est pourquoi le présent amendement maintient ce droit au répit automatique tout en le
conditionnant à une solution pour l’enfant, notamment à un accueil relais.
Cet amendement a été travaillé avec Départements de France.