Cion Aff éco & dév dur : Grenelle II
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Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 9 heures 30
M. Bertrand Pancher interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le nombre exact et les noms des organismes consultés par le ministère sur le projet de décret à l'article 75 de la loi portant engagement pour l'environnement du 12 juillet 2010 qui se seraient opposés à prendre en compte les émissions de CO2 des trajets domicile-travail des collaborateurs.
Voir la réponseM. Bertrand Pancher attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la nécessité de mettre en oeuvre une politique forestière ambitieuse. La filière "bois" est aujourd'hui à la croisée des chemins. Filière de l'amont à l'aval, implantée au coeur des territoires, porteuse d'emplois directs et indirects, elle est confrontée à un manque de soutien pour financer la replantation et l'avenir de la production, alors qu'elle représente l'avenir économique et écologique des territoires. Depuis la loi d'orientation forestière du 9 juillet 2001, et en dépit de nombreuses déclarations publiques la forêt est dans l'attente d'une action politique volontariste. La LMAP n'a apporté qu'une réponse ponctuelle et partielle à la problématique de l'assurance et le programme n° 149 "forêt" de la loi de finances est en régression constante. La forêt française doit faire face à de nombreux défis : prise en compte de la capacité de la forêt à capter le carbone, nécessité de valoriser la ressource et de prévenir les conflits d'usage, indispensable réduction du déficit commercial, exigence de gestion durable et de préservation de la biodiversité et anticipation du changement climatique. La situation s'est aggravée depuis 2001 et la disparition du Fonds national forestier, mécanisme public de soutien à la replantation. À la fin de cette année 2011, année internationale de la forêt, et alors que le Grenelle de l'environnement et les discours de M. le Président de la République ont mis en évidence le caractère stratégique de la filière pour notre pays, la forêt ne bénéficie que d'une sous-direction au sein du ministère de l'agriculture. La politique forestière ambitieuse que les pouvoirs publics désirent mettre en oeuvre ne trouvera sa traduction dans les faits sans une structure politique forte capable de donner les impulsions nécessaires en matière de politique forestière. C'est pourquoi il lui demande de préciser son opinion sur l'éventuelle création d'une délégation interministérielle permanente auprès du Premier ministre.
Voir la questionM. Bertrand Pancher attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la situation très difficile dans laquelle se trouve l'industrie du recyclage des papiers en France. Seuls sept sites industriels papetiers fabriquent actuellement des papiers graphiques à partir de vieux papiers, issus des circuits ménagers (collecte sélective), industriels (imprimeries, industries transformatrices...) et commerciaux (journaux invendus notamment). Tous sont en difficulté, plusieurs centaines d'emplois sont menacés dans toute la France. Les sites de Turckheim (Haut-Rhin) et de M-Real (Eure) ont déjà fermé leurs portes. Pourtant, cette industrie incarne l'économie circulaire, source de croissance verte et d'emplois locaux, prônée par le Gouvernement, comme par l'Union européenne ou encore l'OCDE. Un budget de 250 millions d'euros a d'ailleurs été confié à l'Ademe en 2009-2011 afin de favoriser « l'économie circulaire », incluant des projets de tri et de valorisation des déchets. Le développement d'une éco-industrie du papier en France pourrait devenir un point fort de notre maillage industriel et créer de nombreux emplois sur tout le territoire. Son avenir repose sur le renforcement de la circularité des flux de la matière, c'est-à-dire sur la captation des gisements locaux de déchets papiers destinés à être recyclé. Ce moyen permettra de renforcer la compétitivité de l'industrie papetière nationale par rapport au modèle de production de pâte vierge d'autres zones du monde. Pour cela des mesures doivent être prises : renforcer la collecte sélective municipale des papiers, abaisser le coût des opérations de collecte et de tri afin que cette matière première secondaire reste compétitive, sensibiliser les Français à l'intérêt du tri des papiers et orienter les flux captés vers des exutoires proches. C'est pourquoi il lui demande comment augmenter la collecte sélective municipale de vieux papiers en France, comment organiser la collecte et la circularité des flux de façon à récupérer de la matière première à plus faible coût, et enfin comment faire en sorte que les tonnages récupérés restent sur le territoire, de façon à soutenir l'industrie verte du papier en France et conserver nos emplois.
Voir la questionM. Bertrand Pancher attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, l'UFC-Que Choisir de Nancy vient de rendre publics les résultats d'une enquête menée dans 8 magasins funéraires du département de Meurthe-et-Moselle et de la Meuse sur la bonne application de leurs obligations légales par les professionnels. Malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place d'un modèle de devis obligatoire (arrêté du 23 août 2010), les magasins funéraires ne se plient toujours pas aux règles de la transparence. Ainsi, seuls 50 % des devis récoltés respectent à peu près les modèles de devis obligatoires. Cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Dans la zone enquêtée, le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s'établit à 3 812 euros en moyenne, contre 3 100 euros au niveau national. Mais d'un opérateur à l'autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 1 913 euros pour le plus économique à 5921 euros pour le plus onéreux. Ces différences sont liées à un grand nombre de prestations « non obligatoires », mais aussi à des opérations surfacturées : c'est le cas par exemple des formalités administratives, dont le coût se situe dans une fourchette de 350 euros à 413 euros alors qu'il s'agit d'opérations standardisées. Au vu de ces pratiques, il y a urgence à mieux encadrer le marché. En premier lieu, il conviendrait de prévoir des sanctions contre les professionnels n'utilisant pas le modèle de devis obligatoire. Il serait également opportun d'élaborer dans ce cadre un livret d'information sur les obsèques qui serait mis à disposition des familles dans les mairies et en établissements de soins. La Direction générale des collectivités locales pourrait fort bien établir un tel livret après consultation du Conseil national des opérations funéraires. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés.
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Intervention en séance publique
M. Bertrand Pancher attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur l'accès au logement ainsi que les conditions de sortie des locataires. Alors que les locataires du secteur privé ont le taux d'effort le plus important pour se loger (23 % contre 20 % pour les accédants à la propriété et 18 % pour le logement social), l'UFC-Que choisir de Nancy et de la région a rendu publique une enquête alarmante. Cette enquête visait à connaître les modalités pratiques d'accès à la location, vérifier la conformité des agences à leurs obligations légales, et apprécier le service offert au candidat à la location. Le constat est sans appel. Ainsi, en matière d'information, les agences ne jouent toujours pas le jeu de la transparence. Bien qu'obligatoires, de nombreuses informations ne sont pas affichées par les agences. Ainsi, dans deux cas sur treize, les honoraires n'étaient pas affichés ou pas visibles de l'extérieur. De plus, dans 30 % des cas, les agences n'ont pas hésité à demander pour la constitution du dossier des documents strictement interdits : chèque de réservation, photographie de pièce d'identité ou attestation du bailleur précédent. Enfin, alors que l'essentiel des services proposés par l'agence sont principalement au profit du bailleur, les honoraires acquittés par les locataires sont prohibitifs : en moyenne 0,9 mois de loyer, hors charges. Au-delà de l'accès, le logement locatif pose également problème aux locataires principalement en raison des conditions d'élaboration des états des lieux et bien évidemment des conditions de restitution de dépôt de garantie. Au vu de ce constat, il semble opportun que des mesures législatives et réglementaires simplifient l'accès au logement ainsi que les conditions de sortie des locataires, notamment via une limitation des honoraires des agences immobilières pour les locataires à la seule rédaction du bail, une meilleure information sur les états des lieux, ainsi que le placement sur un fonds des dépôts de garantie pour dégager des intérêts servant à la solidarité nationale en matière de logement. Il lui demande les mesures qu'il entend mettre en oeuvre pour remédier aux dysfonctionnements constatés mais également les initiatives que le Gouvernement entend prendre pour simplifier l'accès au logement et les conditions de sortie des locataires.
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Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 2 novembre 2011 - Séance de 9 heures 30
M. Bertrand Pancher attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les conséquences en termes de dotation pour une commune membre d'une communauté de communes ayant opté à l'époque pour la taxe professionnelle unique et la quittant pour rejoindre une communauté de communes sous le régime de la taxe additionnelle. Dans ce cas, il souhaite savoir si la commune concernée touche à nouveau l'équivalent de l'ancienne taxe professionnelle concernant des activités économiques sur son territoire.
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Intervention en réunion de commission
Mercredi 19 octobre 2011 - Séance de 9 heures 30
M. Bertrand Pancher attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les conditions de paiement d'une double redevance d'enlèvement des ordures ménagères calculée en fonction du service rendu à un usager résidant sur le lieu d'exploitation de son commerce. Si l'article L. 2333-76 modifié par la loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 (art. 95) précise que « la redevance est instituée par l'assemblée délibérante qui en fixe le tarif », ce même tarif « peut inclure une redevance calculée en fonction de la masse des déchets produits ». Dans ce cas, il souhaiterait savoir si cette redevance peut être exigée si le service n'est pas rendu. C'est le cas notamment d'un cafetier résidant sur le lieu de son commerce et qui se voit contraint de payer deux redevances, l'une liée à l'enlèvement des déchets produits pour son habitation, l'autre dans le cadre de son activité commerciale qui ne se matérialise par aucune prestation puisqu'il ne fournit à la collectivité aucun déchet faisant son affaire du très faible volume d'emballages alimentaires générés qu'il confie à un prestataire.
Voir la questionM. Bertrand Pancher attire l'attention de Mme la ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur le conseil des droits de l'Homme des Nations-unies qui sera amené, dans le cadre de sa 16e session, à décider des suites à donner aux recommandations formulées par le "rapport Goldstone". Dans le cas où le comité d'experts indépendants créé par le conseil des droits de l'Homme établirait que les enquêtes menées par les autorités israéliennes et palestiniennes compétentes ne répondent pas aux conditions d'indépendance, de crédibilité et de respect du droit international, il demande si la France soutiendra la soumission officielle du rapport Goldstone au conseil de sécurité, en vue d'une éventuelle saisine de la Cour pénale internationale.
Voir la réponseM. Bertrand Pancher attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur le décret n° 2011-64 relatif au poids total roulant des véhicules routiers qui vient de paraître le 17 janvier 2011. Ce décret permet le passage de la limite de charge des poids lourds de 40 tonnes à 44 tonnes pour les transports de produits agricoles et agroalimentaires et met en place une éco-redevance poids lourds pour tous les autres produits. Le dernier alinéa de l'article 10 de la loi de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement prévoyait que le Gouvernement présenterait un rapport sur les enjeux et les impacts relatifs, d'une part, à la généralisation de l'autorisation de circulation des poids lourds de 44 tonnes et, d'autre part, sur la réduction de la vitesse des poids lourds à 80 km/h sur les autoroutes avec interdiction de dépasser. Lors des débats entourant cette loi, la possibilité d'autoriser la généralisation du 44 tonnes avait fait l'objet de nombreux amendements qui n'avaient pas été votés et son prédécesseur, Dominique Bussereau, avait décidé de remettre à l'étude ce point précis de la loi car, selon lui, la « généralisation de l'autorisation de circulation des poids-lourds de 44 tonnes ne donne pas un bon signal, en termes d'image, au moment du Grenelle de l'environnement. L'étude est donc nécessaire » (Sénat, 1er juillet 2009). De plus, un récent rapport de l'OEET (Observatoire environnement et énergie des transports) portant sur l'introduction des camions de 25,25 m démontre que cette généralisation ne diminuera en rien le nombre de poids lourds et, par voie de conséquence, les émissions de CO2. Aujourd'hui, si le décret a bien été promulgué, on déplore l'absence du fameux rapport. Considérant que cette décision est un véritable contre-signal aux engagements du Grenelle, il lui demande quelles sont les raisons qui ont nécessité la décision de la généralisation du 44 tonnes avant la transmission du rapport prévu par la loi Grenelle I au Parlement. Il le questionne aussi sur les dispositions qu'il compte prendre pour limiter la vitesse des poids lourds avec interdiction de dépassement comme suggéré dans cette loi.
Voir la réponse publiée le 04 mars 2011M. Bertrand Pancher appelle l'attention de Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur l'application de l'article 420 de la loi du 5 mars 2007 portant sur la « réforme de la protection juridique des majeurs » sur les activités de « service d'accompagnement social » de l'Association tutélaire de la Meuse (ATM). L'association loi 1901, créée en 1977, propose un service destiné à aider certains majeurs protégés pour des actes spécifiques de la vie quotidienne. Ces actions sont distinctes de celles menées dans le cadre de l'activité tutélaire. Ces actions sont confiées à une « accompagnatrice salariée », le coût de sa rémunération est financé indépendamment des dotations accordées pour l'activité tutélaire, par l'obtention d'une subvention d'une banque avec laquelle l'ATM réalise un volume d'opérations significatif notamment lors de la gestion du compte de passage des majeurs protégés. Cette activité est clairement identifiée et suivie dans les comptes de l'association, en toute transparence. Les résultats de cette activité sont communiqués à leur organisme de tutelle ainsi qu'à leur assemblée générale statuant sur les comptes de chaque exercice. Or l'article 420 de la loi du 5 mars 2007 dispose que « les mandataires judiciaires à la protection des majeurs ne peuvent, à quelque titre et sous quelque forme que ce soit, percevoir aucune somme ou bénéficier d'aucun avantage financier en relation directe ou indirecte avec les missions dont il a la charge ». Il est évident que le législateur a voulu prévenir et sanctionner des pratiques susceptibles de léser les personnes protégées à l'avantage des structures associatives, des administrateurs et salariés oeuvrant dans ces structures. Or l'application littérale des termes de cet article remet en cause le financement de « l'accompagnement social » que nous avions mis en place et que nous souhaitions préserver car il n'existe pas d'équivalence dans le département. Aussi il aimerait savoir si l'application littérale des termes de cet article remet en cause le financement de « l'accompagnement social » mis en place, et que l'association tutélaire de la Meuse souhaite préserver, car il n'existe pas d'équivalence dans le département de la Meuse.
Voir la questionM. Bertrand Pancher attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la réforme des concours de professeur du premier degré. Concrètement, des concours seront organisés lors de la quatrième année d'étude à l'issue desquels la cinquième année d'étude sera consacrée à des stages et à des options. Si la reconnaissance du niveau d'étude par un master est demandée par les enseignants, cette réforme risque de vider de leur substance les antennes d'IUFM dans les départements ruraux comme celui de la Meuse. Les étudiants devront en effet, s'inscrire dans une université de leur choix, et privilégieront naturellement les grands pôles. La mise en place de cette réforme a conduit déjà, cette année, à une diminution des effectifs à l'IUFM de Bar-le-Duc. Les antennes des IUFM vont se trouver confrontées à des difficultés de recrutement et de mobilisation, notamment des stagiaires de l'extérieur réticents à venir dans des départements ruraux. Dans ces conditions, il demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer la pérennité du vivier d'étudiants dans des antennes comme celle de Bar-le-Duc.
Voir la réponse publiée le 24 février 2010Assemblée nationale
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Numéro de la place occupée : 326
(la zone en rouge situe le banc)