- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, n° 1906
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
I. – Au premier alinéa de l’article L. 223 VL du code des impôts, le nombre : « 750 » est remplacé par le nombre : « 500 ».
II. – Il est procédé au même remplacement :
1° à la fin de l’article L. 223 WL bis,
2° à la fin de l’article 223 WL ter,
3° dans le 1° et 2° de l’article L. 223 WL quater du même code.
Par ce dernier amendement de repli, les députés du groupe LFI proposent de remplacer le seuil de déclenchement de l’impôt sur les bénéfices des multinationales, actuellement fixé à 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, par un seuil fixé à 500 millions d’euros.
En 2024, le Gouvernement a mis en œuvre un accord de l’OCDE en instaurant un impôt minimum de 15 % sur les bénéfices de multinationales situées en France dont le chiffre d’affaires dépasse le seuil de 750 millions d’euros.
Mais ce seuil est trop faible puisque seules 10 % des multinationales sont concernées par la mesure, comme l’indique l’association Oxfam.
Nous ne pouvons nous contenter d’une imposition si faible qui ne permet pas de lutter suffisamment contre l’évasion fiscale. Selon le Conseil d’Analyse Économique (CAE), cette taxe devait rapporter 6 milliards d’euros à la France, alors que l’évitement de l’impôt des entreprises lui coûte environ 100 milliards d’euros par an.
Nous proposons donc d’abaisser le seuil de déclenchement de cet impôt de 750 millions d’euros à 500 millions d’euros pour que ce taux minimal de 15 %, bien que trop faible, soit appliqué plus largement.