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- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (n°2630)., n° 2695-A0 rectifié
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Après la deuxième phrase de l’alinéa 76, insérer la phrase suivante :
« L’actualisation de la programmation militaire intègre en outre l’affectation d’un patrouilleur outre-mer (POM) supplémentaire à Mayotte, dédié de manière exclusive à ce territoire. »
Les outre-mer constituent des espaces stratégiques majeurs pour la France, tant du point de vue de la souveraineté que de la protection des intérêts économiques, environnementaux et sécuritaires. Leur dispersion géographique et leur insertion dans des environnements régionaux souvent instables en font des zones particulièrement exposées.
Dans ce contexte, la situation de Mayotte appelle une attention renforcée. Située dans une zone marquée par des tensions migratoires importantes, des trafics illicites et une instabilité régionale croissante, l’île est également confrontée aux effets du changement climatique et à des risques accrus d’ingérences étrangères.
Or, les moyens actuellement déployés pour assurer les missions de souveraineté et de contrôle des espaces maritimes dans cette zone demeurent insuffisants au regard de l’intensité des enjeux. Il en résulte une capacité d’action limitée pour faire face efficacement aux défis sécuritaires et humanitaires.
Le présent amendement vise donc à renforcer de manière concrète et ciblée les moyens de l’action de l’État en mer dans l’océan Indien, en prévoyant l’affectation d’un patrouilleur outre-mer supplémentaire à Mayotte dans le cadre de l’actualisation de la programmation militaire.
Cette mesure permettra d’améliorer significativement la surveillance maritime, de renforcer la lutte contre les trafics illicites et l’immigration irrégulière, et d’accroître la capacité de réaction des forces françaises dans une zone où les enjeux de souveraineté sont de plus en plus contestés.
Elle répond ainsi à la nécessité de ne pas laisser les territoires ultramarins insuffisamment protégés dans un contexte international marqué par une compétition stratégique accrue, des crises régionales persistantes et des défis transnationaux en constante augmentation.