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- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (n°2632)., n° 2765-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
- Code concerné : Code de l'environnement
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Après l’article L. 211‑3 du code de l’environnement , il est inséré un article L. 211‑3-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 211‑3-1. – La recharge active des nappes phréatiques à partir d’eaux de surface disponibles en période de hautes eaux ou d’eaux traitées peut être autorisée dans le respect de la préservation de la qualité des eaux, du bon état des milieux aquatiques et de la sécurité sanitaire.
« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’autorisation, d’instruction, de contrôle, de financement et de suivi de ces opérations. »
Cet article vise à créer un cadre réglementaire pour la recharge active des nappes phréatiques, dans un contexte où les projections d'évolution de la ressource laissent craindre une diminution des eaux souterraines.
Les eaux de surface disponibles en période de hautes eaux pourraient être mobilisées à cette fin. Par ailleurs, dans un avis d'avril 2016, l'ANSES a considéré que la recharge artificielle des nappes constituait une solution envisageable, sous réserve du respect de certaines conditions.
Le projet de loi traite du stockage de l'eau de surface, mais ne va pas jusqu'à créer un cadre pour la recharge active des nappes. Pourtant, cette technique constitue un outil complémentaire particulièrement pertinent pour l'adaptation au changement climatique, la sécurisation de l'irrigation, la recharge des aquifères et la gestion de l'eau à l'échelle du territoire.
Le présent amendement propose une base législative simple, renvoyant à un décret en Conseil d'État le soin de préciser le régime d'autorisation, de contrôle et de financement.
Il s'agit d'ouvrir la voie sans rigidifier prématurément les modalités techniques.
Cet amendement a fait l’objet d’un travail en commun avec les Jeunes Agriculteurs de l’Aisne.