Commission des affaires européennes

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Présidence de Pieyre-Alexandre Anglade, député de la quatrième circonscription des Français établis hors de France

Actualités

  • Définir un féminisme universel

    Le mardi 24 juin 2025, la commission des Affaires européennes a examiné et adopté la proposition de résolution européenne présentée par Mme Emmanuelle Hoffman (EPR, Paris) et plusieurs de ses collègues, visant à définir un féminisme universel.

    La protection des droits des femmes au sein de l’Union européenne est progressivement passée d’une approche fondée sur l’égalité des droits entre les femmes et les hommes à une intégration du concept d’intersectionnalité dans les textes normatifs. L’absence de critères clairs pour attribuer les financements européens a pu conduire la Commission à attribuer de manière indue des financements à certaines organisations non gouvernementales (ONG) promouvant des valeurs ou des actions clairement contraires au droit des femmes.

    La résolution propose une définition juridique du féminisme universel, entendu comme le principe visant à garantir l’égalité effective des droits et de la dignité entre les femmes et les hommes. Ce principe reconnaît et embrasse la diversité des expériences et des identités féminines, sans distinction d’origine, d’opinion ou d’engagement, et proscrit toute hiérarchisation ou exclusion entre les luttes féministes.

    La résolution propose également une augmentation des volumes financiers en faveur des actions protégeant les droits des femmes ainsi que la mise en place d’une transparence forte concernant l’attribution des financements par la mise en place d’une « procédure de filtrage » fondée sur la définition du féminisme universel.

    La proposition de résolution européenne a été adoptée et renvoyée à la commission des lois, saisie au fond.

     

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  • Audition de M. Ruslan Stefanchuk, président de la Verkhovna Rada d’Ukraine.

    Mercredi 18 juin 2025 à 16h45, la commission des affaires européennes a auditionné M. Ruslan Stefanchuk, président de la Verkhovna Rada d’Ukraine.

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  • Les relations entre l’Union européenne et la Chine

    Le mardi 17 juin 2025, la commission des affaires européennes a examiné le rapport d’information portant sur les relations entre l’Union européenne et la Chine présenté par Mme Sophia Chikirou, députée (LFI-NFP) de Paris.

    Alors que l’Union européenne et la Chine s’apprêtent à célébrer le 50e anniversaire de leurs relations en juillet prochain, le rapport s’interroge sur l’évolution, la nature et le devenir des relations entre ces deux partenaires historiques qui se sont fortement dégradées, notamment depuis une communication de la Commission européenne de 2019 définissant la Chine comme un « partenaire pour la coopération » mais également comme « un concurrent économique et un rival systémique ».

    Le rapport appelle à un changement de cap stratégique, au bénéfice d’une coopération respectueuse des souverainetés nationales. Sur le plan économique, le rapport recommande l’adoption par les Européens d’une stratégie de « protectionnisme solidaire ». Le règlement des différends commerciaux avec la Chine devrait ainsi prendre la forme de solutions négociées. L’abandon du Triptyque permettrait de sortir d’une logique de confrontation délétère. Sur le plan politique, la défense des intérêts européens plaide pour la fin de la « vassalisation » de l’Europe aux intérêts américains. La défense du multilatéralisme et du droit international étant des axes communs des politiques étrangères européenne et chinoise, l’Union européenne et la Chine ont tout intérêt à coopérer pour faire face aux défis mondiaux, particulièrement dans un contexte international marqué par le retour désinhibé des rapports de force et de l’unilatéralisme.

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  • Condamner la politique de ségrégation imposée aux femmes afghanes par le régime des Talibans

    Le mardi 11 juin 2025, la commission des Affaires européennes a examiné et adopté la proposition de résolution européenne présentée par Mme Caroline Yadan (Horizons, Paris) et plusieurs de ses collègues, visant à condamner la politique de ségrégation imposée aux femmes afghanes par le régime des Talibans et prendre des mesures appropriées pour mettre un terme aux atteintes à leurs droits fondamentaux.

    Face à l’invisibilisation croissante des femmes dans la société afghane et aux atteintes massives à leurs droits fondamentaux, la proposition de résolution souligne l’urgence d’une mobilisation européenne. Elle rappelle les engagements internationaux de la France en matière de défense des droits humains et l’attachement de notre diplomatie à l’égalité entre les femmes et les hommes.

    La résolution condamne les violences systématiques commises à l’encontre des femmes et jeunes filles afghanes, assimilables à un crime contre l’humanité selon le Statut de Rome, et appelle à la reconnaissance des Talibans comme organisation terroriste au niveau européen. Elle invite le gouvernement français à œuvrer, avec ses partenaires de l’Union, à la saisine de la Cour pénale internationale, à renforcer l’accueil des femmes persécutées, et à poursuivre l’aide humanitaire à destination des populations civiles, en particulier des femmes.

    La proposition de résolution européenne a été adoptée et renvoyée à la commission des Affaires européennes, saisie au fond. 

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  • Audition de M. Benjamin Haddad, M. Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, chargé de l'Europe (4 juin 2025)

    Cette audition a été l’occasion pour la commission des affaires européennes de demander à M. Benjamin Haddad, ministre en charge de l'Europe, d’indiquer les suites qui ont été données par le Gouvernement à quatre résolutions adoptées par l’Assemblée nationale portant sur les trois thèmes suivants :

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  • Suites de la COP 16 sur la protection de la biodiversité

    Mercredi 21 mai 2025, Mme Danièle Obono (LFI-NFP) a présenté une communication sur les suites de la COP 16 sur la protection de la biodiversité.

    Cette seizième conférence des parties s’est tenue en deux temps, du 21 octobre au 1er novembre 2024 à Cali, puis du 25 au 27 février 2025 à Rome. Visant à mettre en œuvre la Convention sur la diversité biologique adoptée lors du Sommet de la Terre de 1992, elle s’inscrivait dans le sillon de la COP 15, qui avait permis l’adoption de l’accord Kunming-Montréal, fixant les objectifs de préservation de la biodiversité pour 2030.

    La COP 16 a abouti à trois avancées principales.

    D’abord, elle a acté la reconnaissance de la voix des peuples autochtones et des communautés locales dans les futures négociations, par la création d’un organe permanent qui devra être consulté dans l’élaboration des projets de décision. Cette avancée a été particulièrement mise en avant, la ministre colombienne de l’environnement et présidente de la COP parlant d’une « COP des peuples » et soulignant le rôle essentiel des peuples autochtones dans la préservation de la biodiversité.

    Ensuite, cette COP a permis la création du « fonds de Cali », qui devra assurer le partage des avantages découlant de l’utilisation d’informations issues du séquençage génétique. Ce fond sera abondé, sur la base du volontariat, par les grandes entreprises des secteurs bénéficiant le plus des informations génétiques numérisées, pour permettre une redistribution équitable de ces bénéfices.

    Enfin, le cadre de financement global de la biodiversité a fait l’objet de débats importants et infructueux à Cali, qui ont nécessité la poursuite des échanges à Rome. Le désaccord principal, entre pays du Nord et pays du Sud, tient au fait que les premiers souhaiteraient réformer le Fonds pour l’environnement mondial, qui héberge lui-même le Fonds mondial pour la biodiversité, quand les seconds préféreraient la création d’un nouveau fonds ad hoc, arguant de la complexité de l’architecture actuelle. Malgré ce désaccord, une feuille de route a pu être adoptée, repoussant aux prochaines COP le choix définitif.

    En résumé, les décisions adoptées dans le cadre de cette COP 16 envoient un signal encourageant en faveur du multilatéralisme, bien que les questions de l’effectivité des mesures adoptées et des niveaux de financement fléchés en faveur de la biodiversité demeurent posées.

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  • Pour la préservation des principes démocratiques, des libertés publiques et de l’État de droit en Turquie

    Le mercredi 28 mai 2025, M. Pierre Cazeneuve (EPR, Hauts-de-Seine) a présenté une proposition de résolution européenne (PPRE), dont il est l’auteur, appelant à la préservation des principes démocratiques, des libertés publiques et de l’État de droit en Turquie.

    Le 19 mars 2025, Ekrem İmamoğlu, maire d’Istanbul, a été arrêté en même temps que des membres de son équipe municipale, déclenchant des manifestations massives à Istanbul et dans d’autres grandes villes de Turquie. Cette répression brutale s’inscrit dans une stratégie visant à éliminer un opposant politique majeur et à verrouiller le système institutionnel turc.

    Les travaux du rapporteur montrent comment, en deux décennies, a transformé en deux décennies le régime parlementaire turc en un système présidentiel très centralisé, renforçant son pouvoir en s’appuyant notamment sur la justice, les médias et l’administration.

    Ce durcissement autoritaire s’accompagne d’un inquiétant silence de la communauté internationale malgré la violation manifeste des principes fondamentaux de l’État de droit. La présente proposition de résolution européenne appelle à une réponse claire et ferme de l’Union européenne et de ses partenaires démocratiques pour préserver les libertés publiques et l’État de droit en Turquie, faute de quoi le pays pourrait définitivement rompre avec les standards démocratiques qu’il prétend encore incarner.

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  • Soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) et à condamner le soutien du Rwanda au Mouvement du 23 mars

    Le mercredi 21 mai 2025, M. Carlos Martens Bilongo (LFI- NFP, Val d’Oise) a présenté une proposition de résolution européenne (PPRE), dont il est l’auteur, visant à soutenir la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) et à condamner le soutien du Rwanda au Mouvement du 23 mars.

    La prise des villes de Goma et de Bukavu marque un tournant dans l’offensive militaire portée par le Mouvement du 23 mars soutenu par le Rwanda : une aggravation sans précédent de la crise humanitaire, portant le nombre de personnes déplacées depuis le début des « guerres du Congo » à plus de 7 millions de personnes.

    Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (CSNU) a pris, le 21 février 2025, à l’unanimité, la résolution 2773 sur la situation en RDC. Cette résolution condamne notamment le soutien du Rwanda au Mouvement du 23 mars (M 23), appelle à une reprise des pourparlers de paix, à mettre fin aux exactions envers les populations civiles et le personnel de l’ONU ainsi qu’à faire cesser le pillage des ressources minières de l’est du Congo.

    En vertu de cette résolution, la PPRE appelle les institutions européennes à renforcer leur arsenal de sanctions envers le Rwanda, à suspendre le protocole d’accord entre l’Union européenne et le Rwanda sur les chaînes de valeur durables pour les matières premières critiques, signé le 19 février 2024, ainsi qu’à sécuriser les couloirs humanitaires et renforcer l’aide humanitaire.

    La commission des Affaires européennes a adopté cette résolution européenne. Elle a été renvoyée pour examen à la commission des Affaires étrangères, saisie au fond.

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  • Soutenir une politique ambitieuse et ouverte de la recherche scientifique de l’Union européenne

    Le mercredi 14 mai 2025, Mme Marietta Karamanli (PS, Sarthe) a présenté une proposition de résolution européenne visant à soutenir une politique ambitieuse et ouverte de la recherche scientifique de l’Union européenne.

    Le décrochage européen en matière d’innovation et de recherche rend nécessaire l’adoption d’un programme-cadre ambitieux, complet et aux moyens financiers consistants pour relever les défis auxquels l’Union fait face. Le programme-cadre européen a évolué au cours des dernières décennies avant de prendre son architecture actuelle qui vise à soutenir la recherche sur toute sa chaîne de conception : recherche fondamentale, recherche appliquée et innovation de rupture.

    La participation française au programme-cadre présente un bilan contrasté avec des succès certains mais aussi des faiblesses que les différentes missions d’évaluations interministérielles ont identifié. Pour maximiser sa participation la France dispose d’un potentiel à exploiter.

    La proposition de résolution européenne souligne les forces et faiblesses de la politique européenne de recherche. Elle interroge également son futur à l’aune des prochaines discussions budgétaires pluriannuels et de ses ambitions. Elle relève aussi le changement de contexte face à une administration américaine antiscience mettant en péril nombre de collaborations scientifiques avec les pays de l’Union.

    La proposition de résolution européenne a été adoptée à l’unanimité.

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  • Suspension temporaire du Pacte vert européen

    Mercredi 14 mai 2025, Guillaume Bigot (RN, 2e circonscription du Territoire de Belfort) a rapporté une proposition de résolution européenne visant à suspendre temporairement l’application du Pacte vert.

    Le « Pacte vert pour l’Europe » a été annoncé par la Commission européenne dans une communication publiée le 11 décembre 2019. Il constitue un cadre général au sein duquel se sont inscrits les règlements et directives adoptés en matière environnementale depuis lors. Ce cadre vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble des États membres de l’Union européenne de 55 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990, pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

    Dans le détail, la proposition de résolution européenne invitait le gouvernement à défendre l’idée d’un retour aux cibles qui avaient été décidées lors du Conseil européen d’octobre 2014 : - 40 % pour 2030 et - 80 à 95 % pour 2050. Elle demandait également un renforcement du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) afin d’éviter les risques de fuites de carbone par la délocalisation des activités les plus polluantes. Enfin, elle prônait une revue des financements alloués à la transition écologique pour veiller à l’emploi le plus efficace possible des deniers publics.

    Cette proposition de résolution européenne a été rejetée par la commission des affaires européennes par le vote d’un amendement de suppression de son article unique.

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  • Soutien au Danemark et au Groenland et à la coopération européenne en matière de défense dans la région arctique

    Le mardi 7 mai 2025, M. Vincent Caure (Ensemble, 3ᵉ circonscription des Français établis hors de France) et M. Damien Girard (Les Écologistes - EELV, 5ᵉ circonscription du Morbihan) ont présenté devant la commission des Affaires européennes une proposition de résolution européenne relative au soutien au Danemark et au Groenland et à la coopération européenne en matière de défense dans la région arctique.

    Face aux récentes déclarations du président des États-Unis contestant la souveraineté danoise sur le Groenland, cette proposition de résolution réaffirme l’attachement de la France au respect du droit international, à l’intangibilité des frontières et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle souligne l’importance stratégique croissante de l’Arctique, région exposée à des rivalités économiques, géopolitiques et environnementales, et appelle à une réponse européenne coordonnée et responsable.

    La proposition de résolution européenne invite la France et ses partenaires à condamner fermement toute remise en cause de la souveraineté danoise, à renforcer la coopération avec le Danemark et le Groenland, et à mettre à jour la stratégie arctique européenne pour y intégrer pleinement les enjeux de sécurité, de souveraineté et de durabilité. Elle suggère également de relancer une coopération de défense entre États européens de l’Arctique et d’accroître la présence diplomatique et scientifique de l’Union dans la région.

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  • Audition de M. Stéphane Séjourné, Vice-président exécutif de la commission européenne

    Mercredi 30 avril 2025, à 16h15, la commission des affaires européennes a auditionné M. Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne chargé de la prospérité et de la stratégie industrielle, commissaire européen en charge de l’industrie, des PME et du marché unique.

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