Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Commission permanente

Présidence de Sandrine Le Feur, députée de la quatrième circonscription du Finistère

Actualités

  • Mercredi 7 janvier 2026 à 9h30
    Examen de la proposition de loi visant à concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève

    Mercredi 14 janvier 2026 à 9h30 et 15h, la commission du développement durable examine la proposition de loi visant à concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève.

    Rapporteur : Nicolas Tryzna

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  • Audition de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, sur le bilan de la COP30

    Mercredi 17 décembre 2025 après-midi, la commission du développement durable, conjointement avec la commission des affaires étrangères, a auditionné Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, sur le bilan de la COP30.

  • Mercredi 17 décembre 2025 à 9h00
    "Les contrôles des produits importés en France dans le cadre des politiques de réciprocité" et "La transition des modèles des stations de montagne" : présentation de 2 rapports d'information

    Mercredi 17 décembre 2025 matin, la commission du développement durable a examiné les conclusions de 2 missions d'information

    -  Rapport de la mission d’information sur les contrôles des produits importés en France dans le cadre des politiques de réciprocité (co-rapporteurs : Antoine Vermorel Marques et Julien Guibert) 

    La mission d’information, créée le 4 juin 2025 par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, avait pour objectif d’évaluer la capacité des administrations françaises, malgré des effectifs limités, à contrôler des importations représentant des volumes considérables en poids comme en valeur. Elle visait également à mesurer la réalité et l’efficacité de ces contrôles, afin de déterminer si les producteurs français, soumis à des règles environnementales, sanitaires et parfois sociales strictes, sont en mesure de lutter à armes égales avec leurs concurrents étrangers.

    En 2024, la France a importé pour 679,3 milliards d’euros de biens. La même année, 325,5 millions de tonnes de fret ont transité par les ports français et 3 millions de conteneurs ont été importés. À ce trafic traditionnel, essentiellement maritime, s’ajoute une augmentation massive des importations de petits colis. Depuis 2017, leur nombre a plus que doublé, passant de 279 millions d’unités en 2017 à 775 millions en 2024. À l’échelle de l’Union européenne, 4,6 milliards de petits colis ont été importés en 2024, soit près de 12 millions par jour, dont 91 % proviennent de Chine. Ces flux constituent désormais la principale source de trafic dans certains aéroports : à Roissy–Charles-de-Gaulle, 60 % du fret provient aujourd’hui des plateformes de commerce en ligne Shein, Temu et AliExpress.

    Les autorités de contrôle ne sont pas en mesure de faire face à cette explosion du commerce international. En 2024, les douanes européennes n’ont pu contrôler que 0,0082 % de l’ensemble des produits importés, soit 82 produits sur 1 million. Même si les effectifs étaient multipliés par cent, moins de 1 % des produits entrant sur le territoire européen pourraient être contrôlés.

    Pourtant, les résultats des contrôles montrent qu’une majorité significative des petits colis importés ne respecte pas les règles environnementales, sanitaires et techniques en vigueur. La Fédération européenne de l’industrie du jouet constate ainsi que 86 % des jouets vendus en ligne sont non conformes. Les chiffres de la direction générale des douanes confirment ces ordres de grandeur. À titre d’illustration, les services de cette administration, chargés des opérations de dédouanement dans les trois grands aéroports parisiens, ont mené fin 2022 une opération de contrôle de dix jours portant sur le fret express, c’est-à-dire les petits colis acheminés par les opérateurs du commerce électronique. Sur un échantillon de 250 palettes, comprenant 3 750 cartons maîtres, chacun contenant une vingtaine de petits colis renfermant eux-mêmes plusieurs objets (cosmétiques, médicaments, peluches…), le taux de produits contrefaits ou non conformes aux normes françaises et européennes atteignait 96,2 %.

    « Derrière ces constats se profilent un enjeu de souveraineté économique ainsi qu’un enjeu économique et social », soulignent les rapporteurs. « Accepter tacitement, ou ne pas être en mesure de contrôler, l’entrée de produits frauduleux revient à priver l’État de toute souveraineté en matière économique », affirment-ils.

    Les rapporteurs indiquent que, s’ils n’ont pas constaté de défaut de volonté de la part de l’État, la réponse des pouvoirs publics face à la mutation rapide des modes d’importation reste à construire. Ils appellent à une réponse à la fois politique et technique, l’importation de produits non conformes constituant une concurrence déloyale pour les entreprises respectant les règles de production et de mise sur le marché, au risque, dans les cas les plus extrêmes, de mettre en péril l’existence même de certains secteurs.

    Dans leur rapport de 125 pages, les députés formulent 29 recommandations visant à adapter le cadre juridique aux nouvelles formes du commerce international et à redonner à l’administration les moyens d’exercer pleinement ses missions.

    Au cours des six mois de travaux de la mission, les rapporteurs Julien Guibert (RN, Nièvre) et Antoine Vermorel-Marques (DR, Loire), sous la présidence de Romain Eskenazi (SOC, Val-d’Oise), ont auditionné 40 personnes pendant 29 heures. La mission s’est rendue sur la plateforme douanière de l’aéroport de Roissy afin d’assister à une opération de contrôle, et a rencontré des représentants de la Commission européenne, du Parlement européen ainsi que des attachés douaniers de plusieurs États membres. Les rapporteurs déplorent enfin le refus des représentants en France de la société Infinite Styles e-commerce Co. Ltd (Shein) d’être auditionnés, tant par la mission d’information que par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire.

    - Rapport de la mission d’information sur la transition des modèles des stations de montagne (co-rapporteurs : Xavier Roseren et Denis Fégné)

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  • Organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030 : examen pour avis du projet de loi, puis adoption avec délégation au fond de 6 articles

    Mercredi 10 décembre 2025 matin, la commission du développement durable a examiné pour avis, puis adopté avec délégation au fond les articles 3 bis, 12, 18 bis, 21, 22 et 36 du projet de loi relatif à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030.

    Rapporteure : Olga Givernet

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  • Examen puis adoption de la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d’adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d’assurance

    Mercredi 3 décembre 2025 matin, la commission du développement durable a examiné puis adopté la proposition de loi visant à reconnaître une politique nationale d’adaptation au changement climatique et à adapter les mécanismes d’assurance.

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    Cette proposition de loi est issue du rapport de la mission d’information sur l’adaptation de l’aménagement des territoires au changement climatique, présidée par Vincent Descoeur (DR, Cantal), qui avait été présenté par le rapporteur et Philippe Fait (HOR, Pas-de-Calais) le 5 juin 2025 à la commission du développement durable.

    Fabrice Barusseau constate que si la France s’est engagée dans une démarché d’adaptation sur la base d’une trajectoire de réchauffement à 4°C en France hexagonale à l’horizon 2010, cette démarche « peine encore à se traduire en actions concrètes ».

    Pourtant, le réchauffement climatique entraîne des conséquences tangibles dans nos territoires affirme le rapporteur. Il cite les exemples du phénomène de retrait-gonflement des argiles, qui est susceptible de concerner 10,4 millions de maisons individuelles, ou la multiplication des vagues de chaleur, qui auraient entraîné, entre 2014 et 2022, entre 30 000 et 35 000 décès d’après Santé publique France pour un impact sanitaire estimé entre 22 et 37 milliards d’euros.

    Une autre conséquence du changement climatique est l’augmentation du coût des sinistres liés à la récurrence des phénomènes extrêmes et l’exposition croissante des biens.

    Selon France Assureurs, le montant total des sinistres liés aux aléas naturels atteindrait 143 milliards d’euros en cumulé entre 2020 et 2050, soit une hausse de 93 % par rapport à la période de 1989 à 2019.Les inondations demeurent la première source de dommages, avec 54 milliards d’euros de coûts prévus d’ici 2050. Le coût des sécheresses, notamment à travers le phénomène de retrait-gonflement des argiles, atteindrait 21 milliards d’euros d’ici 2050, contre 8 milliards d’euros sur la période de 1989 à 2019.

    Cette augmentation rapide du coût de la sinistralité provoque un déséquilibre financier du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles (Cat Nat). Le régime Cat Nat est financé par une prime additionnelle obligatoire, ou « surprime », sur la prime du contrat multirisque habitation afin de garantir la mutualisation des coûts à l’échelle du pays.

    Cependant, les réserves de la Caisse centrale de réassurance (CCR), réassureur public chargé de couvrir les assureurs qui ne pourraient pas faire face à une sinistralité trop élevée, se sont progressivement érodées. Selon France Assureurs, le coût des sécheresses a particulièrement pesé, passant de 650 millions d’euros en 2016 à plus de 3 milliards d’euros en 2022. Dans ces conditions, le régime Cat Nat a enregistré en 2024 son huitième déficit annuel consécutif.

    Le rapporteur constate que « cette situation accroît le risque de refus d’assurance dans certains territoires exposés ou de hausse des contrats, ce qui fragiliserait l’accès à l’assurance pour les ménages comme pour les collectivités ».

    L’article 1er consacre dans le code de l’environnement les deux piliers de la politique d’adaptation au changement climatique : le plan national d’adaptation au changement climatique (Pnacc) et la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (Tracc). Leur inscription dans la loi vise à donner une valeur juridique et stratégique durable à ces instruments.

    En commission, les députés ont voté pour intégrer une dimension climatique sur la base de la Tracc dans le diagnostic sur lequel le rapport de présentation des plans locaux d’urbanisme (PLU) est établi (CD45).

    L’article 2 propose de mettre fin au principe de reconstruction à l’identique dans les zones à risque afin de ne pas reconstruire des habitations ou des bâtiments qui resteraient vulnérables aux aléas, en les reconstruisant, le cas échéant, de manière résiliente. En « contrepartie » et pour inciter les assureurs à rester dans ces territoires, l’article propose, en cas de financement par l’assureur de travaux de résilience au-delà de la valeur du bien assuré, une suspension jusqu’à cinq ans de la capacité de résiliation du contrat par l’assuré, issue de la loi Hamon.

    En commission, les députés ont :

    -          conditionné la suspension du droit de résiliation du contrat à ce que celui-ci prévoie l’ensemble des modalités d’évolution des primes ou des cotisations sur la durée de l’engagement et les plafonds associés (CD32) ;

    -          introduit l’obligation de reconstruire ou rénover de manière résiliente après la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle des bâtiments situés dans une zone exposée aux aléas naturels (CD52) ;

    -          prescrit la réalisation d’une carte nationale des aléas naturels, en cours de réalisation depuis plusieurs années mais sans assise juridique (CD52) ;

    -          conditionné le versement de la part de l’indemnité versée au titre de la garantie Cat Nat à la réalisation de travaux de réduction de la vulnérabilité (CD53) ;

    -          décalé l’entrée en vigueur de l’article à 6 mois après la promulgation de la loi (CD50).

    L’article 3 réforme le régime d’assurance Cat Nat afin d’aider à en assurer la pérennité financière et l’équité sociale. Il autorise, dans des conditions encadrées par décret, une modulation de la surprime Cat Nat pour les résidences secondaires et les biens professionnels de grande valeur (supérieurs à 20 millions d’euros). Cette différenciation vise à responsabiliser les détenteurs de patrimoines élevés tout en préservant la solidarité nationale pour les ménages et les petites entreprises.

    En commission, les députés ont prévu le réexamen tous les 5 ans du taux de la surprime Cat Nat (CD40, sous-amendé par le CD56) et ont introduit la possibilité de fixer par décret en Conseil d’Etat un plafond à la surprime ou la cotisation additionnelle (CD47).

  • Examen puis adoption de la proposition de loi élargissant la possibilité pour les collectivités territoriales et leurs groupements d’avoir recours au modèle de la société portuaire pour l’exploitation de leurs ports

    Mercredi 26 novembre 2025 matin, la commission du développement durable a examiné puis adopté dans les mêmes termes que le Sénat la proposition de loi élargissant la possibilité pour les collectivités territoriales et leurs groupements d’avoir recours au modèle de la société portuaire pour l’exploitation de leurs ports.

    Rapporteure : Liliana Tanguy

    La proposition de loi, d’initiative sénatoriale, vise à élargir la possibilité pour les collectivités territoriales et leurs groupements d’avoir recours au modèle de la société portuaire pour l’exploitation de leurs ports.

    Le système portuaire français est régi par plusieurs régimes issus des vagues de décentralisation.

    Si avant 1983, tous les ports maritimes étaient de la compétence de l’Etat, les différentes vagues de décentralisation, entamée par la loi du 22 juillet 1983, ont profondément modifié le paysage des ports.

    Actuellement, seuls le grand port fluvio-maritime HAROPA PORT (fusion des ports maritimes du Havre et de Rouen et du port autonome de Paris), les cinq grands ports maritimes de métropole (Dunkerque, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Marseille), les quatre grands ports maritimes ultramarins (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion) et le port d’intérêt national de Saint-Pierre-et-Miquelon sont de la compétence de l’État. Ils traitent 80 % du trafic national de marchandises selon les données fournies par le ministère des transports.

    600 ports sont décentralisés. Ils représentent en 2024, 22 % du tonnage total de marchandises. Si ces ports sont peu présents sur le secteur du vrac liquide (4 %) et du conteneur (1 %), ils dominent le secteur roulier (75 % du transport de véhicules) et le transport de passagers (75 %).

    Environ 470 ports de plaisance sont sous l’autorité des communes et de leurs groupements, 100 ports de pêche et halles à marée sont sous l’autorité des départements et des régions et environ 50 ports de commerce relèvent de l’autorité portuaire des régions et des départements, dont les 18 anciens ports d’intérêt national.

    La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite « loi NOTRe », enfin, a prévu la possibilité d’un transfert des ports départementaux aux collectivités ou groupements candidats à compter du 1er janvier 2017.

    En ce qui concerne les modalités de gestion, l’article 35 de la loi du 5 janvier 2006 relative à la sécurité et au développement des transports a institué le régime de société portuaire. Ce régime, réservé aux 18 anciens ports d’intérêt national dont la compétence a été transférée aux régions par la loi de décentralisation de 2004permet aux collectivités territoriales et à leurs groupements de créer et de prendre des participations dans des sociétés afin d’assurer l’exploitation commerciale de ports. Ce régime offre de la souplesse aux collectivités territoriales dans l’exploitation des ports en leur permettant de s’associer notamment aux CCI, acteurs historiques de la gestion portuaire, sans empêcher l’application du régime de quasi-régie qui permet de dispenser les collectivités de mise en concurrence et de publicité au moment de l’octroi ou du renouvellement des concessions.

    Ce régime est aujourd’hui fermé aux autres ports décentralisés.

    A ce jour, seules deux sociétés portuaires ont été créées : BrestPort en 2021 (société anonyme détenue à 50 % par la région Bretagne, 39 % par la CCI Finistère et 11 % par le département du Finistère) et la Société portuaire Port de Bayonne en 2024 (société par actions simplifiée à capitaux publics détenue à 70 % par la région Nouvelle-Aquitaine, 27 % par la CCI Bayonne Pays Basque et 3 % par la CCI des Landes).

    Plusieurs ports se sont montrés intéressés : Toulon et Lorient devraient ainsi être prochainement exploités via une société portuaire. Liliana Tanguy a également évoqué la situation des ports de Cornouaille. Ces sept ports du Finistère sud (Douarnenez, Audierne, Saint-Guénolé-Penmarc’h, Le Guilvinec, Lesconil, Loctudy et Concarneau) qui représentent la première place de la pêche fraiche et 20 % de la pêche française sont actuellement exploités via une délégation de service public à la CCI Finistère.

    Liliana Tanguy a affirmé que « la différence de traitement entre les 18 ports anciennement d’intérêt général et les autres ports décentralisés n’a plus de justification » et a ajouté que « la société portuaire est un outil souple et utile pour le développement et la gestion des ports maritimes en France ».

    L’article unique élargit la possibilité pour les collectivités territoriales et leurs groupements de recourir au statut de société portuaire pour l’exploitation commerciale des ports, en permettant le recours à ce statut pour l’ensemble des ports ressortissant de leur compétence.

    La proposition de loi a été adoptée en commission sans modification par rapport au texte adopté par le Sénat.

  • Audition d’Augustin Augier, secrétaire général à la planification écologique (SGPE)

    Mercredi 19 novembre 2025 matin, la commission du développement durable a auditionné Augustin Augier, secrétaire général à la planification écologique (SGPE).

    Il a été auditionné sur la mise en œuvre, le suivi de la planification écologique, et en fera un point d'étape.

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  • L’état des cours d’eau : présentation du rapport d’information

    Mercredi 12 novembre 2025 matin, les corapporteurs Julie Ozenne et Freddy Sertin ont présenté à la commission du développement durable le rapport de la mission d’information sur l’état des cours d’eau.

    Les rapporteurs ont rappelé que l’état des cours d’eau français est encore loin d’atteindre l’objectif de bon état pour 2015, reporté à 2027, issu de la directive-cadre sur l’eau de l’UE. Seulement 43 % des cours d’eau français atteignent cet objectif, qui comprend le bon état écologique (prise en compte de la biodiversité aquatique, de la température, de la salinité, des qualités hydromorphologiques du cours d’eau, dont la continuité de l’écoulement, etc.) ainsi que le bon état chimique (pollutions diverses).

    Or le bon état des cours d’eau est un enjeu central aussi bien pour de nombreuses activités économiques (énergie, agriculture, tourisme, navigation fluviale) qu’un enjeu environnemental (adaptation au changement climatique, prévention des inondations, préservation de la biodiversité) ou sanitaire et social (alimentation en eau potable, accès à une ressource vitale).

    La mission d’information a étudié le cadre juridique national et européen sur les cours d’eau, les pressions exercées sur ces derniers, ainsi que l’ensemble des enjeux liés à préservation et à la restauration des cours d’eau : financement, propriété et disponibilités foncières, continuité écologique, prélèvements, gouvernance de l’eau ou pratiques vertueuses à développer.

    Du fait de la situation particulière de la Guyane, qui abrite l’un des réseaux hydrographiques les plus denses de la planète avec 180 000 km de cours d’eau (soit 25 % du linéaire national), les rapporteurs ont souhaité consacrer une partie entière de leur rapport à l’état des cours d’eau du département. En effet, l’orpaillage – recherche et exploitation de l’or – entraîne la destruction de 100 kilomètres de cours d’eau chaque année et la pollution d’environ 10 000 kilomètres de cours d’eau, ce qui a des conséquences extrêmement graves pour la santé des populations.

    Au cours des 9 mois de travaux, la mission d’information a auditionné une soixantaine d’organismes (élus locaux, administrations publiques, associations environnementales, fédérations professionnelles, etc.) et a réalisé 5 déplacements dans l’Hexagone et un déplacement en Guyane durant lesquels les députés ont pu rencontrer de nombreux acteurs locaux de la politique de l’eau. Ils formulent 19 recommandations, dont 5 dédiées à la Guyane afin d’améliorer les politiques publiques de l’eau et garantir une restauration des cours d’eau efficace, durable et respectueuse des équilibres environnementaux.

    L’une des propositions phares des rapporteurs est d’étendre les missions du conservatoire du littoral à l’ensemble des espaces riverains de cours d’eau et de lui confier une stratégie nationale de maîtrise foncière des espaces rivulaires, déclinés par bassin hydrographique en vue de permettre la réalisation d’opération de restauration sur ces espaces qui font l’objet d’une forte pression foncière.

    Par ailleurs, afin de favoriser la coordination locale des acteurs et une meilleure acceptation sociale des projets de restauration, les rapporteurs recommandent de généraliser et de rendre obligatoire la couverture par les schémas d’aménagement et de gestion des eaux (Sage).

  • Table ronde sur le financement de l’économie circulaire

    Mercredi 5 novembre 2025 matin, la commission du développement durable a organisé une table ronde sur le financement de l’économie circulaire : 

    Ont été présents : 

    • Conseil national de l’économie circulaire : Jean-Michel Buf, président, conseiller régional des Pays de la Loire, maire de Blain
    • Direction générale de la prévention des risques : Vincent Coissard, sous-directeur
    • Collectif des éco-organismes : Arnaud Humbert-Droz, secrétaire du collectif et président exécutif de Valdelia – Nicolas Defrenne (Soren) – Jean Hornain (Citeo) – Dominique Mignon (Écomaison)


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  • Projet de loi de finances pour 2026 : examen pour avis des crédits de 3 missions

    Lundi 27, mardi 28 et mercredi 29 octobre 2025, la commission du développement durable a examiné pour avis plusieurs crédits de missions du PLF 2026. 

     

    • Crédits de la mission “Cohésion des territoires (aménagement du territoire)” (Fabrice Barusseau, rapporteur pour avis)
       
    • Crédits de la mission “Investir pour la France de 2030” (Recherche) (David Taupiac, rapporteur pour avis)

      Voir les vidéos du lundi 27 octobre 2025 après-midi, soir

       
    • Crédits de la mission “Écologie, développement et mobilité durables” :
      . Transports terrestres et fluviaux (Bérenger Cernon, rapporteur pour avis) ;
      . Affaires maritimes (Jimmy Pahun, rapporteur pour avis) ;
      . Transports aériens ; budget annexe « Contrôle et exploitation aériens » (Jean-Victor Castor, rapporteur pour avis).
      . Paysages, eau et biodiversité (Julie Ozenne, rapporteure pour avis) ;
      . Politiques de développement durable (Vincent Descoeur, rapporteur pour avis) ;
      . Protection de l’environnement et prévention des risques (Danielle Brulebois, rapporteure pour avis) ;
      . Transition énergétique (Pierre Meurin, rapporteur pour avis)

      Voir la vidéo du mardi 28 octobre après-midi
      Voir les vidéo du mercredi 29 octobre matin

     

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  • Audition de Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation sur sa feuille de route et le PLF 2026

    Lundi 27 octobre 2025 après-midi, la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire a auditionné Françoise Gatel, ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation. 

    Elle a été auditionnée sur sa feuille de route et le PLF 2026.

  • Audition des ministres Monique Barbut, Catherine Chabaud et Mathieu Lefèvre, puis de Philippe Tabarot sur leurs feuilles de route et le PLF 2026

    Vendredi 24 octobre 2025 matin, la commission du développement durable a auditionné Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique.

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    Puis l'après-midi, elle a auditionné Philippe Tabarot, ministre des transports.

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    Ils ont été auditionnés sur leurs feuilles de route au sein du Gouvernement et sur le PLF 2026.

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