Histoire et Patrimoine


Histoire patrimoniale Histoire de France Histoire parlementaire

Révolution française

1er mars 1789

Réunion des états généraux : les cahiers de doléances

En raison de la désastreuse situation économique et budgétaire du royaume, Louis XVI se résout à convoquer les états généraux au printemps 1789. Un hiver rude et l’augmentation du prix du pain ne font qu’accentuer la crise.

 

1789

Assemblée nationale constituante

Le 17 juin 1789, un mois après l’ouverture des états généraux à Versailles, les députés du tiers état, constatant qu’ils représentent les « quatre-vingt seizièmes au moins de la nation », se constituent en « Assemblée nationale ». Le 20 juin, réunis dans la salle du Jeu de Paume à Versailles, ils font le serment de ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution à la France.

 

4 août 1789

Nuit du 4 août : Abolition des privilèges

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l’Assemblée nationale constituante proclament l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges sous conditions pour une partie d’entre eux.  Sont visés les justices seigneuriales, les banalités, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes.

Août 1789

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

Le 26 août 1789, l’Assemblée nationale constituante adopte la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Elle rappelle et consacre les droits naturels et imprescriptibles que sont la liberté, la propriété, la sûreté, la résistance à l’oppression ; elle reconnaît l'égalité devant la loi et la justice ; elle affirme le principe de la séparation des pouvoirs ; et elle instaure les grandes libertés individuelles que sont la liberté de pensée, la liberté d’expression et la liberté religieuse. Elle consacre aussi le principe de légalité des délits et des peines.

 

1791

Le palais Bourbon "bien de la nation"

En 1791, en vertu du décret confisquant les biens des émigrés qui, hostiles ou menacés par la Révolution, se sont réfugiés dans les monarchies voisines, le palais Bourbon est déclaré « bien de la nation ». En 1794, il abrite l’École centrale des travaux publics (renommée plus tard École polytechnique), avant d’être affecté en 1795 au Conseil des Cinq-Cents.

septembre 1791

La première Constitution écrite française

La Constitution adoptée le 3 septembre 1791 établit la souveraineté nationale et un gouvernement représentatif. La France devient une monarchie constitutionnelle dont le roi détient désormais son autorité de la nation. Le 13 septembre, Louis XVI prête serment à la Constitution qui crée une Assemblée nationale législative composée de 745 députés et siège au manège des Tuileries.

5 septembre 1791

Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

Née en 1748 à Montauban, Marie Gouze, mariée à 17 ans, est veuve l’année suivante. Elle gagne alors Paris avec son fils, mène une vie de femme de lettres en tenant un salon. Sous le pseudonyme d’Olympe de Gouges, ses œuvres principales regroupent des pièces de théâtre et des textes politiques tels que le drame Zamore et Mirza (1784) dénonçant l’esclavage ou un plaidoyer pour le droit au divorce en 1790. Seize pièces de théâtre et plus de cinquante écrits politiques lui sont attribués de nos jours.

20 juin 1792

Déclaration de guerre - manifestation populaire des Girondins

Le 20 juin 1792, jour anniversaire du serment du jeu de Paume, une révolte populaire éclate à Paris, à l’initiative des Girondins, dans le contexte tendu de la guerre déclarée par la France à l'Autriche le 20 avril.

10 août 1792

Journée insurrectionnelle parisienne - Abolition de la royauté

Les indignations populaires à l’encontre de la monarchie constitutionnelle et les aspirations républicaines des révolutionnaires mènent à une insurrection parisienne violente, le 10 août 1792.

20 septembre 1792

La bataille de Valmy

Les armées prussienne, autrichienne et hessoise ont pénétré les frontières françaises le 19 août 1792. La prise de Verdun par les Prussiens, le 29, leur ouvre la route vers Paris.

 

Le 20 septembre 1792, les troupes françaises remportent à Valmy leur première victoire contre les armées ennemies. À la suite de cette défaite, les Prussiens quittent Verdun et l’invasion du territoire est stoppée.

 

Enhardie par ce succès, la Convention nationale déclare, par décret du 19 novembre 1792, « qu’elle accordera fraternité et secours à tous les peuples qui voudront recouvrer la liberté ».  La France républicaine espère étendre les acquis de la Révolution au-delà de ses frontières.

Août - septembre 1792

Élection de la Convention nationale - introduction du suffrage universel

L’Assemblée nationale législative, en prévision des élections des députés de la Convention nationale, décide l’abolition de la distinction entre citoyens actifs et citoyens passifs. Théorisée par Sieyès, la notion de citoyen actif désignait la minorité d’hommes disposant d’un revenu suffisant pour payer des impôts, cette contribution légitimant le droit de vote. En 1792, pour la première fois, ce droit est détaché du niveau de richesse : le premier jalon du suffrage universel est posé.

21 septembre 1792

La Convention nationale et la fin de la royauté

En septembre 1792, une nouvelle assemblée est élue pour la première fois au suffrage universel masculin. Première grande expérience de régime parlementaire en France, elle siège trois ans, jusqu’en octobre 1795 et est nommée « Convention » en référence à l’exemple américain.

Décembre 1792 - Janvier 1793

Procès et exécution de Louis XVI

Après la journée du 10 août 1792 au cours de laquelle les sans-culottes s’emparent des Tuileries, Louis XVI est emprisonné à la tour du Temple. Relégué au rang de simple citoyen, il attend son procès. Il est nommé par dérision Louis Capet en référence à Hugues 1er Capet, fondateur de la dynastie des rois capétiens en 987 dont la maison de Bourbon est issue.

 

1793-1794

La Terreur

La période dite de « la Terreur » s’étend de 1793 à 1794. Elle se distingue par un état d'exception mis en place pour canaliser les crises multiples auxquelles la France est confrontée sur le plan militaire, politique et économique.

2 juin 1793

La Constitution montagnarde

Le 24 juin 1793, en remplacement du projet décentralisateur de Constitution girondine, la Constitution montagnarde est adoptée par la Convention. Une déclaration des Droits de l’homme et du citoyen proclame que « le but de la société est le bonheur commun ». Dans le contexte de guerre contre les monarchies européennes, sa mise en œuvre est ajournée en attendant la paix.

24 novembre 1793

Convention nationale et calendrier républicain

Dès le 22 septembre 1792, au lendemain de l'abolition de la royauté, les conventionnels décident que les actes publics officiels du gouvernement révolutionnaire seront désormais datés à compter de « l'An 1 de la République », « ère des Français », sans remettre en cause à cette date l’existence du calendrier grégorien entré en application le 15 octobre 1582 à la demande du pape Grégoire XIII

14 juillet 1795

La Marseillaise, hymne national

« Le chant de guerre pour l’armée du Rhin» naît dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à Strasbourg, à la suite de la déclaration de guerre au roi d'Autriche. Sur la demande du maire de la ville Frédéric de Dietrich, Claude-Joseph Rouget de Lisle, capitaine du génie dans l’armée révolutionnaire, compose ce chant belliqueux aux accents de liberté.

 

22 août 1795

Constitution de l'an III - le Directoire

Le 22 août 1795, la Convention adopte la première Constitution républicaine appliquée en France. Elle est fondée sur la séparation des pouvoirs et vise à conforter la République tout en évitant le retour de la Terreur

Janvier 1798

L'inauguration de la salle des Séances

Le 21 janvier 1798 est inaugurée une salle des Séances construite par les architectes Gisors et Leconte. Hémicycle inscrit dans un rectangle sur l’emplacement des « grands appartements » du palais Bourbon, cette salle de cinq cents places est utilisée sans modification jusqu’en 1829. Sans toucher aux façades, les architectes relient également l’hôtel de Lassay et le palais Bourbon par une galerie vitrée.

5 septembre 1798

Loi du 19 fructidor An VI instituant la conscription et le service militaire obligatoire

Le 19 fructidor An VI (5 septembre 1798), l'Assemblée des Cinq-Cents adopte une loi instituant la conscription et le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi dispose que « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle représente, malgré des réformes ultérieures, la base du recrutement des armées françaises pendant près de deux siècles.

1798-1801

Volumes illustrés : la Description de l'Égypte

 

Figurant parmi les trésors de la bibliothèque de l’Assemblée nationale, les 23 volumes de la « Description de l’Égypte, ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition de l’armée française », réunissent les travaux effectués par les savants qui ont accompagné la campagne d’Égypte, menée par Bonaparte en 1798. Un meuble décoré de motifs égyptiens, commandé en 1837 par les questeurs à un ébéniste de la Chambre des députés, renferme l’ensemble des ouvrages.

9 et 10 novembre 1799

Le coup d'état des 18 et 19 brumaire an VIII

Dix ans après le début de la Révolution française, le général Bonaparte prend le pouvoir lors du coup d’État des 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799). Les assemblées représentatives déplacées de Paris à Saint-Cloud au faux prétexte qu’elles doivent être protégées d’un attentat sont en réalité sommées de voter un changement de régime.

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